Le programme ANF-DFG Métacult : Métissages, Architecture, Culture. Transferts culturels dans l'architecture et l'urbanisme. Strasbourg 1830-1940

p. 169-175

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L’histoire des échanges culturels a connu un développement notable ces dernières années, depuis que les germanistes Michel Espagne et Michaël Werner ont défini, au début des années 1980, la notion de transfert1. Les études entreprises depuis lors ont privilégié essentiellement les relations franco-allemandes, dans les domaines de la philosophie, de la littérature, de la musique et de l’art2, mais peu a été tenté dans celui de l’architecture et l’urbanisme. L’une des rares études à se situer explicitement dans le sillage des transferts culturels est celle de Burcu Dogramaci, abordant l’activité des architectes, urbanistes et sculpteurs germanophones en Turquie après 19273. Néanmoins, d’autres avaient déjà touché à ce thème, comme Bernd Nicolai, à propos des architectes de langue allemande exilés en Turquie entre 1925 et 19554, Oya Atalay Franck à propos de l’action de l’architecte Ernst Egli à Istanbul5 ou encore Matthias Boeckl au sujet de l’apport des architectes autrichiens au Mouvement moderne américain6. Plus récemment, des pistes ont été ouvertes par Jean-Louis Cohen et Hartmut Frank à l’occasion de l’exposition Interférences du Musée d’art moderne de Strasbourg qu’ils ont conçue comme une « visite des lieux, des villes et des paysages dans lesquels se sont matérialisés, pendant un peu plus de deux siècles, à la fois les entreprises allemandes et les entreprises françaises et leurs croisements7 ». Si la notion de transferts culturels a ainsi été peu convoquée dans le domaine de l’architecture, il existe néanmoins des auteurs qui, sans se revendiquer de l’histoire croisée et à l’aide d’une armature conceptuelle simple, ont étudié l’histoire d’échanges transnationaux.

Strasbourg 1830-1940

Nous proposons de partir de cette notion pour écrire une histoire « transurbaine » et transnationale qui inscrive l’évolution des formes urbaines et architecturales d’une ville dans le contexte de ses échanges avec d’autres villes, proches et lointaines, tout en suscitant un croisement des points de vue. La ville de Strasbourg nous est apparue comme un terrain et un cadre bien adaptés pour ce faire. Elle est, comme le soulignait Rainer Hudemann, un paradigme riche de facettes pour poser ce type de questions8. Située dans la plaine du Rhin propice aux échanges, elle est de longue date liée aux villes qui s’y sont développées, de Bâle à Mayence. Cependant, avec la constitution des États, le fleuve est devenu frontière, ce qui a fait d’elle une place forte et un enjeu militaire. Elle est ainsi le fruit d’une culture régionale transfrontalière, embrassant l’Alsace, le pays de Bade et les cantons du nord-ouest de la Suisse ; elle a été une ville française, allemande, alsacienne, rhénane…

Son histoire durant l’époque contemporaine a été souvent présentée comme une succession de périodes délimitées par des événements politiques. Pourtant, ces événements n’ont pas condamné toute continuité institutionnelle, urbaine ou architecturale. Ainsi le plan d’extension entrepris sous l’égide de l’Allemagne en 1880 est-il dû à un architecte originaire de la ville, en poste au sein des services municipaux depuis 1849, Geoffroy Conrath, ou le Palais impérial a-t-il un caractère qui témoigne d’une influence de l’École parisienne des beaux-arts, bien qu’il soit un édifice emblématique du pouvoir allemand, réalisé par un architecte formé à Berlin. Aussi souhaitons-nous interroger les moments considérés comme des ruptures et enjamber les césures politiques, tout en privilégiant une période correspondant au développement de la ville industrielle, une temporalité moyenne. Notre recherche embrasse donc un siècle, de 1830 à 1940 ; 1830 est la date à laquelle fut entrepris le deuxième plan relief sous la direction de l’ingénieur Boitard, dont les documents préparatoires constituent une riche source documentaire ; 1940, celle à laquelle fut levé le plan parcellaire topographique au 1/1000e qui, à nouveau, donne un état précis du bâti.

Les publications sur l’histoire contemporaine de Strasbourg sont nombreuses et constituent un bon terreau. Cependant, si des ouvrages embrassent l’histoire de la ville sur une longue période, comme les quatre volumes dirigés par Georges Livet et Francis Rapp9 ou le panorama dressé sous la direction de Jean-Luc Pinol10, il n’existe, sur l’histoire architecturale et urbaine de la ville contemporaine, que des études plus limitées dans le temps11. Souvent faites dans un cadre universitaire ou en vue d’articles édités dans des revues d’histoire locale, elles constituent une mosaïque documentaire. Certaines montrent une sensibilité à la position frontalière de la ville, autrement dit aux croisements des influences venues de France et d’Allemagne et, sans proposer à proprement parler une approche des transferts, elles contiennent des pistes à explorer12.

Formes d’échange et de transfert

Baptisé Metacult, le projet a été retenu à l’issue de l’appel à projets franco-allemand en sciences humaines et sociales, édition 2012, ouvert conjointement par l’Agence nationale de la Recherche (ANR) et la Deutsche

Forschungsgemeinschaft (DFG). Démarré en mars 2013, il durera trois ans. Il est porté, en France, par des chercheurs de l’équipe ARCHE de l’Université de Strasbourg et AMUP de l’École nationale d’architecture de Strasbourg ; en Allemagne, par ceux de l’Institut für Kunst Baugeschichte de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT), de l’Institut d’histoire de l’art de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence et la Fachhochschule de Mayence. L’équipe réunit Michaël Darin, Hervé Doucet, Philippe Grandvoinnet, Isabelle Laboulais, Catherine Maurer, et Véronique Umbrecht pour la partie française ; Emil Haedler, Tobias Möllmer et Wolfgang Voigt pour la partie allemande. Elle est conduite par Anne-Marie Châtelet (ENSAS-ARCHE), Wolfgang Brönner (Kunsthistorisches Institut der Johannes Gutenberg Universität Mainz), Johann Josef Böker et Christiane Weber (Institut für Kunst Baugeschichte im KIT). L’objectif de ce programme ANR n’est pas d’aboutir à une monographie de l’urbanisme et de l’architecture de Strasbourg ; il est d’étudier des formes d’échange et de transfert dans le domaine de la culture tant savante que matérielle. Nous l’avons dit, ce type d’étude a principalement été mené dans des domaines tels que la littérature, le théâtre, la musique, l’histoire de l’art…L’architecture a été peu envisagée sous cet angle et elle diffère des autres productions culturelles par plusieurs aspects. La plus évidente est qu’elle n’utilise pas le médium de la langue. Comme la musique ou l’art, elle ne demande pas de traduction, aussi les idées peuvent-elles se diffuser plus rapidement13. Cependant, à la différence d’une partition ou d’un tableau, le bâtiment ne circule pas ; il est immeuble. Ce qui passe les frontières, ce n’est pas lui, mais ce qui a contribué à le constituer, qu’il s’agisse d’idées, d’individus, de techniques, voire de matériaux. Ainsi, l’étude que nous menons s’intéresse moins à l’histoire de la réception des œuvres, courante dans l’étude des transferts, qu’à celle de leur élaboration. La piste est d’autant plus prometteuse que l’architecture est avant tout une production collective et non le fait d’un seul auteur, comme c’est le cas en littérature, en peinture ou en musique… Interviennent dans l’acte de bâtir de nombreux acteurs : les commanditaires – particuliers ou institutionnels–, les concepteurs – architectes, ingénieurs, entrepreneurs–, les entreprises – de gros œuvre ou de second œuvre… Du croisement de ces individus issus d’horizons divers résulte une œuvre métissée : c’est là le cœur des questions que nous posons. D’où viennent-ils ? Quelle a été leur formation ? À quel groupe social appartiennent-ils ? De quelle culture sontils porteurs ? La confrontation d’acteurs venus d’horizons différents a-t-elle produit quelque chose de nouveau ou témoigne-t-elle, à l’inverse, de résistances à l’innovation ? Dans quelle mesure les formes urbaines et l’architecture produites résultent-elle d’une hybridation ?

Quelques lignes extraites des mémoires de l’historien Friedrich Meinecke publiés en 1949, décrivant comment, professeur à l’Université de Strasbourg, il s’y est fait construire une maison, donnent un aperçu des processus que nous cherchons à comprendre :

[…] nous trouvâmes un architecte alsacien doué qui conçut d’abord pour notre petite maison, dans la nouvelle rue Ludwigshafener près de l’Université, une façade d’un baroque typiquement strasbourgeois. Mais nous avions envie de l’un de ces oriels gothiques charmants que nous avions vue en ville. C’était symbolique de cette ambivalence des Alsaciens que notre architecte Nadler ait été aussitôt capable de changer, d’adopter les suggestions de Schultze Naumburg qui nous avaient emballéset de nous construire cette saillie qui, malheureusement, obscurcissait beaucoup ma pièce de travail14.

Le commanditaire, Meinecke, est un Allemand de souche qui a grandi à Berlin où il a fait ses études, avant d’être nommé à Strasbourg en 1901. Pensant y faire carrière, il décida de s’y installer et acquit un terrain situé à deux pas de l’université, dans le quartier de la Neustadt alors en pleine expansion, plus précisément dans l’actuelle rue de Reims. Il sollicita un architecte « alsacien », Albert Nadler (1863-1852)15, en réalité un Suisse venu de Thurgovie qui s’était installé en 1889 à Strasbourg et dont le dialecte, sans doute, l’aura trompé. Séduit par les idées du Heimatschutz alors en vogue, que Paul Schultze Naumburg diffusait dans ses Kulturarbeiten, il demanda à Nadler d’intégrer des éléments du paysage urbain strasbourgeois : un oriel « gothique », plus vraisemblablement Renaissance, comme il aura pu en voir dans les rues de l’ellipse insulaire. Le résultat était typique de ces façades éclectiques dont la composition puise à des sources savantes et vernaculaires de différentes époques : il était en réalité un bel exemple de l’éclectisme que condamnait Schultze Naumburg16. Sont ainsi explicités en quelques mots non seulement le croisement des sources qui ont donné naissance à l’édifice, mais aussi les interprétations dont elles ont été l’objet.

Un regard croisé sur des édifices familiers

Pour étudier les transferts culturels et les formes de métissages qui en résultent, nous avons choisi différents types d’édifices : les lieux de culte et d’enseignement, ainsi que les logements. Nous avons retenu ces architectures d’une portée utilitaire, sociale ou religieuse pour différentes raisons. D’une part, parce qu’elles sont très présentes dans le paysage urbain, de l’autre, parce qu’elles sont restées peu étudiées. Si la cité-jardin du Stockfeld a fait l’objet de quelques travaux17, il n’en va pas de même du logement à Strasbourg au xixe et au xxe siècles. Les études sont consacrées aux politiques sociales de l’habitat18ou analysent le logement sous l’angle de l’ethnologie19, l’immeuble du point de vue du style, art nouveau ou moderne20 . La situation est similaire dans le cas des équipements. S’il existe des ouvrages de référence sur l’histoire religieuse de Strasbourg21, il n’y a que peu d’analyses des lieux de culte22 et presque rien sur ceux d’enseignement. Ce choix s’explique enfin parce que ces édifices ont été conçus dans un cadre privé, municipal ou confessionnel, ce qui atténue leur dimension idéologique. N’étant pas commandités par un pouvoir, ils n’ont pas été chargés d’un message national, à l’inverse des édifices monumentaux dont Nils Wilken, dans son étude sur l’architecture d’Alsace et de Moselle, soulignait qu’il les avait retenus parce qu’il les considérait comme une « démonstration politique23 ».

Mais revenons un instant sur ce que nous écrivions : si l’architecture est immeuble, sa représentation ne l’est pas. Entre 1830 et 1930, nombreuses sont les revues et les recueils qui l’ont diffusée comme l’ambitieuse série dirigée par Joseph Durm à partir de 1880, Das Handbuch der Architektur, et nombreux sont ceux qui les ont consultés. Il entre ainsi dans les conceptions urbaines et architecturales une part d’importation puisée dans ces publications. Et à Strasbourg où travaillent des architectes qui ont souvent été formés des deux côtés du Rhin, il est probable que leurs sources d’inspiration aient été autant allemandes que françaises. Aussi confronterons-nous leurs conceptions à ce qui a été publié à la même époque dans ces deux pays afin d’analyser comment ces importations ont été infléchies lorsqu’elles ont été confrontées à des modes de vie, des savoir-faire et des matériaux souvent locaux et à l’arrivée de techniques et de technologies nouvelles venues de tous les horizons.

La synergie entre chercheurs travaillant en France et en Allemagne est essentielle pour mener à bien l’analyse de ces transferts. Pour comprendre comment l’urbanisme et l’architecture mêlent des formes intellectuelles, institutionnelles et matérielles issues de plusieurs cultures, il est nécessaire d’avoir une connaissance de ces cultures. En associant des chercheurs des deux pays, on vise à pallier ces difficultés et à permettre la confrontation de leurs savoirs afin de déceler les traces des apports réciproques grâce à leurs regards croisés. Cette collaboration est également profitable pour exploiter l’ensemble des sources disponibles. Venues d’institutions régionales ou nationales, elles sont géographiquement dispersées. Issues des institutions communales, elles sont rédigées alternativement en allemand et en français. Par ailleurs, la synergie entre historiens de diverses spécialités et architectes permet de mobiliser des méthodes et des outils issus de leurs disciplines respectives, de combiner les méthodes historiques classiques et celles de l’histoire croisée, l’analyse et la comparaison morphologiques, le relevé et l’archéologie du bâti, d’exploiter des sources écrites, dessinées et bâties, offertes par la matière même des édifices.

Notre ambition est triple. Elle est de tester des méthodes d’approche des phénomènes de transferts par l’étude d’ensembles urbains, de logements et d’édifices scolaires et religieux. Elle est aussi de constituer des bases de données bibliographiques, cartographiques et biographiques qui constitueront au-delà de ce programme des outils utiles à tous ceux qui travaillent sur l’histoire de Strasbourg. Elle est enfin de dégager des figures et des médiateurs qui illustreront des formes de transfert. On peut d’ores et déjà évoquer la « grande percée », cette ouverture d’une voie faite dans le tissu de la péninsule insulaire en 1910, qui combine la reprise d’un type d’opération urbanistique courant en France depuis le milieu du xviiie siècle aux idées du pittoresque urbain diffusées par des émules de l’autrichien Camillo Sitte24, dans un montage opérationnel original ; ou encore la figure d’Eduard Züblin (1850-1916)25, cet ingénieur qui, né en Italie, s’établit à Strasbourg après avoir obtenu l’exclusivité des brevets de construction en béton armé du Français François Hennebique et y expérimenta ces nouveaux brevets… Nous les choisirons au fil de l’avancement de l’étude et offrirons ainsi, en fin de parcours, une sorte d’anthologie constituée par l’histoire de ces figures de transferts et de ces médiateurs relevés dans l’architecture contemporaine de Strasbourg.

1 Michel ESPAGNE et Michaël WERNER, « La construction de la référence allemande en

France. Genèse et histoire culturelle », Annales ESC, 42, 1987, p.969-992, et Transferts. Les relations interculturelles dans l’espace franco-allemand

2 Michel ESPAGNE, L’histoire de l’art comme transfert culturel. L’itinéraire d’Anton Springer, Paris, Belin, 2009; Béatrice JOYEUX-PRUNEL, « Nul n’est

3 Burcu DOGRAMACI, Kulturtransfer und nationale Identität. Deutschsprachige Architekten, Stadtplaner und Bildauer in der Türkei nach 1927, Berlin

4 Bernd NICOLAI, Moderne und Exil. Deutschsprachige Architekten in der Türkei 1925-1955, Berlin, VEB Verlag für Bauwesen, 1998.

5 Oya ATALAY FRANK, Politik und Architektur. Ernst Egli und die Suche nach einer Moderne in der Turkei (1927-1940), doctorat de l’École Polytechnique

6 Matthias BOECKL (dir.), Visionäre & Vertriebene. Österreichische Spuren in der modernen amerikanischen Architektur, Berlin, Ernst, 1995.

7 Jean-Louis COHEN et Hartmut FRANCK, « Interférences: l’architecture en partage », Interférences / Interferenzen. Architecture Allemagne-France

8 Christoph CORNELISSEN, Stefan FISCH, Annette MAAS, Grenzstadt Straßburg. Stadtplanung, kommunale Wohnungspolitik und Öffentlichkeit 1870 – 1940, St.

9 Georges Livet et Francis Rapp (dir.), Histoire de Strasbourg des origines à nos jours, Strasbourg, 4 vol., Éditions des Dernières Nouvelles de

10 Jean-Luc Pinol, « Strasbourg », dans Atlas historique des villes de France, Paris, Hachette, 1996, p.121-143.

11 Paul Ahnne, Strasbourg de 1850 à 1950. Métamorphoses et développement, Strasbourg, Éditions des Dernières Nouvelles, 1958; Jean-Pierre Klein

12 Christoph Cornelissen, Stefan Fisch, Annette Maas, op. cit.; Rolf Wittenbrock et Rainer Hudemann, Stadtentwicklung im

13 Christophe Charle, « Comparaisons et transferts en histoire culturelle de l’Europe. Quelques réflexions à propos de recherches récentes », Les

14 « […] wir fanden einen begabten elsässischen Architekten, der uns für ein Häuschen in der neuen Ludwigshafener Straße, nahe der Universität, zuerst

15 Maurice Moszberger (dir.), Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Barr, Le Verger, 2012, p. 507

16 Paul Schultze-Naumburg, Kulturarbeiten. Band 1. Hausbau, Munich, Callwey, 1904, p.19 par exemple.

17 Rolf Wittenbrock et Rainer Hudemann, op. cit. ; Stephan Jonas, Les cités-jardins du Mitteleuropa. Étude de cas de Strasbourg, Dresde, Wroclaw et

18 Christoph Cornelissen, Stefan Fisch, Annette Maas, op. cit.; Samuel Mispelaere, « Le Logement social à Strasbourg: les débuts de l’office public d’

19 Marie-Noële Denis, « Appartements bourgeois et logements populaires à Strasbourg au xixe siècle : pour une anthropologie de l’habitat urbain »

20 Shelley Hornstein-Rabinovitch, Tendances d’architecture Art nouveau à Strasbourg, doctorat de 3e cycle en art et archéologie, Université des

21 Claude Muller, Dieu est catholique et alsacien. La vitalité du diocèse de Strasbourg au xixe siècle (1802-1914), Strasbourg, Société d’histoire de

22 Théodore Rieger, « L’architecture religieuse à Strasbourg entre 1918 et 1939 », Annuaire de la Société des amis du Vieux Strasbourg, 12, 1992, p.

23 « Politische Kundgebungen » : voir Niels Wilcken, op. cit., p.18.

24 Camillo Sitte, Der Städtebau nach seinen künstlerichen Grundsätzen, Vienne, Graeser, 1889.

25 Volker Hahn, « Eduard Züblin », Wegbereiter der Bautechnik, Düsseldorf, VDI, 1990, p.25-46; Senta Everts-Grigat et Karlheinz Fuchs, Züblin. 100

Notes

1 Michel ESPAGNE et Michaël WERNER, « La construction de la référence allemande en

France. Genèse et histoire culturelle », Annales ESC, 42, 1987, p.969-992, et Transferts. Les relations interculturelles dans l’espace franco-allemand (xviiie-xixe siècles), Paris, Éditions Recherche sur les civilisations, 1988, ainsi que Michel ESPAGNE, Les transferts culturels franco-allemands, Paris, PUF, 1999. La bibliographie mentionnée dans l’article n’est évidemment pas exhaustive, mais indicative.

2 Michel ESPAGNE, L’histoire de l’art comme transfert culturel. L’itinéraire d’Anton Springer, Paris, Belin, 2009; Béatrice JOYEUX-PRUNEL, « Nul n’est prophète en son pays »? L’internationalisation de la peinture avant-gardiste parisienne (1855-1914), Paris, N. Chaudun, 2009; France NERLICH, La peinture française en Allemagne 1815-1870, Paris, Éditions de la MSH, 2010.

3 Burcu DOGRAMACI, Kulturtransfer und nationale Identität. Deutschsprachige Architekten, Stadtplaner und Bildauer in der Türkei nach 1927, Berlin, Gebr. Mann, 2008.

4 Bernd NICOLAI, Moderne und Exil. Deutschsprachige Architekten in der Türkei 1925-1955, Berlin, VEB Verlag für Bauwesen, 1998.

5 Oya ATALAY FRANK, Politik und Architektur. Ernst Egli und die Suche nach einer Moderne in der Turkei (1927-1940), doctorat de l’École Polytechnique Fédérale (ETH) de Zürich, 2004.

6 Matthias BOECKL (dir.), Visionäre & Vertriebene. Österreichische Spuren in der modernen amerikanischen Architektur, Berlin, Ernst, 1995.

7 Jean-Louis COHEN et Hartmut FRANCK, « Interférences: l’architecture en partage », Interférences / Interferenzen. Architecture Allemagne-France 1800-2000, Strasbourg, Éditions des Musées de Strasbourg, 2013, p.19.

8 Christoph CORNELISSEN, Stefan FISCH, Annette MAAS, Grenzstadt Straßburg. Stadtplanung, kommunale Wohnungspolitik und Öffentlichkeit 1870 – 1940, St. Ingbert, Röhrig Universitatsverl, 1997, p.10.

9 Georges Livet et Francis Rapp (dir.), Histoire de Strasbourg des origines à nos jours, Strasbourg, 4 vol., Éditions des Dernières Nouvelles de Strasbourg, 1980-1982.

10 Jean-Luc Pinol, « Strasbourg », dans Atlas historique des villes de France, Paris, Hachette, 1996, p.121-143.

11 Paul Ahnne, Strasbourg de 1850 à 1950. Métamorphoses et développement, Strasbourg, Éditions des Dernières Nouvelles, 1958; Jean-Pierre Klein, Georges Livet et al., Strasbourg : urbanisme et architecture des origines à nos jours, Strasbourg, Oberlin, 1996; Klaus Nohlen, Construire une capitale. Strasbourg impérial de 1870 à 1918. Les bâtiments officiels de la Place Impériale, Strasbourg, Société Savante d’Alsace, 1997.

12 Christoph Cornelissen, Stefan Fisch, Annette Maas, op. cit.; Rolf Wittenbrock et Rainer Hudemann, Stadtentwicklung im deutsch-französisch-luxemburgischen Grenzraum, (19. u. 20. Jh.). Développement urbain dans la région frontalière France-Allemagne-Luxembourg, Sarrebruck, SDV Saarbrücker Druckerei und Verl, 1991; Niels Wilcken, Architektur im Grenzraum. Das öffentliche Bauwesen in Elsass-Lothringen 1871-1918, Sarrebruck, Instituts für Landeskunde im Saarland, 2000.

13 Christophe Charle, « Comparaisons et transferts en histoire culturelle de l’Europe. Quelques réflexions à propos de recherches récentes », Les cahiers Irice, 5, 2010, p.51-73.

14 « […] wir fanden einen begabten elsässischen Architekten, der uns für ein Häuschen in der neuen Ludwigshafener Straße, nahe der Universität, zuerst eine Fassade im typischen Straßburger Barock entwarf. Uns aber stand das Herz nach einem der reizenden gotischen Erker, die wir in der Stadt gesehen hatten. Das war nun symbolisch für jene seelische Zweischichtigkeit des Elsässers, daß unser Architekt Nadler auch sogleich im Stande war, sich umzudenken, auf die Schultze-Naumburg’schen Anregungen, die uns gepackt hatten, einzugehen und uns den Erker zu bauen, — der nun leider mein Arbeitszimmer Stark verdunkelte. » (Friedrich Meinecke, Straßburg, Freiburg, Berlin 1901-1919, Stuttgart, K/F/ Koehler Verlag, 1949).

15 Maurice Moszberger (dir.), Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Barr, Le Verger, 2012, p. 507

16 Paul Schultze-Naumburg, Kulturarbeiten. Band 1. Hausbau, Munich, Callwey, 1904, p.19 par exemple.

17 Rolf Wittenbrock et Rainer Hudemann, op. cit. ; Stephan Jonas, Les cités-jardins du Mitteleuropa. Étude de cas de Strasbourg, Dresde, Wroclaw et Budapest, Budapest, Images hongroises (Magyar Képek), 2002.

18 Christoph Cornelissen, Stefan Fisch, Annette Maas, op. cit.; Samuel Mispelaere, « Le Logement social à Strasbourg: les débuts de l’office public d’Habitations à Bon Marché de la ville de Strasbourg », Chantiers historiques en Alsace, 2, 1999, p.181-188.

19 Marie-Noële Denis, « Appartements bourgeois et logements populaires à Strasbourg au xixe siècle : pour une anthropologie de l’habitat urbain », dans Pierre Erny (dir.), Culture et habitats : douze contributions à une ethnologie de la maison, Paris, L’Harmattan, 1999, p. 247-268.

20 Shelley Hornstein-Rabinovitch, Tendances d’architecture Art nouveau à Strasbourg, doctorat de 3e cycle en art et archéologie, Université des Sciences Humaines de Strasbourg, 1981; Stéphane Hugel, Les manifestations du modernisme architectural: Strasbourg 1929-1939. L’exemple de l’immeuble de rapport, maîtrise d’histoire de l’art, Université des Sciences Humaines de Strasbourg, 1995.

21 Claude Muller, Dieu est catholique et alsacien. La vitalité du diocèse de Strasbourg au xixe siècle (1802-1914), Strasbourg, Société d’histoire de l’Église d’Alsace, 1987; Anthony Steinhof, The Gods of the City. Protestantism and Religious Culture in Strasbourg, 1870-1914, Leyde, Brill, 2008.

22 Théodore Rieger, « L’architecture religieuse à Strasbourg entre 1918 et 1939 », Annuaire de la Société des amis du Vieux Strasbourg, 12, 1992, p.137-144; Suzanne Braun, Églises de Strasbourg, Strasbourg, Oberlin, 2002.

23 « Politische Kundgebungen » : voir Niels Wilcken, op. cit., p.18.

24 Camillo Sitte, Der Städtebau nach seinen künstlerichen Grundsätzen, Vienne, Graeser, 1889.

25 Volker Hahn, « Eduard Züblin », Wegbereiter der Bautechnik, Düsseldorf, VDI, 1990, p.25-46; Senta Everts-Grigat et Karlheinz Fuchs, Züblin. 100 Jahre Bautechnik 1898-1998, Stuttgart, Ed. Züblin, 1998.

References

Bibliographical reference

Anne-Marie Châtelet, « Le programme ANF-DFG Métacult : Métissages, Architecture, Culture. Transferts culturels dans l'architecture et l'urbanisme. Strasbourg 1830-1940 », Source(s) – Arts, Civilisation et Histoire de l’Europe, 2 | 2013, 169-175.

Electronic reference

Anne-Marie Châtelet, « Le programme ANF-DFG Métacult : Métissages, Architecture, Culture. Transferts culturels dans l'architecture et l'urbanisme. Strasbourg 1830-1940 », Source(s) – Arts, Civilisation et Histoire de l’Europe [Online], 2 | 2013, Online since 20 octobre 2022, connection on 22 février 2024. URL : https://www.ouvroir.fr/sources/index.php?id=447

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