Y a-t-il un sujet dans l’éducation ?

DOI : 10.57086/lpa.173

p. 126-133

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À la fin de « Freud pédagogue » (Cifali,1982), après avoir longuement montré l’intérêt du fondateur de la psychanalyse pour l’éducation, et la tentation d’une forme d’« application » de la première sur le second, Mireille Cifali précise une différence capitale dans le rapport au savoir, d’une part, et dans la posture du professionnel eu égard à l’adulte, d’autre part. Le pédagogue s’appuie sur des savoirs « extérieurs », et indépendants de l’enfant, qui assume la charge de lui transmettre (Cifali, 2005). Le psychanalyste, d’un certain point de vue, ne sait rien à l’avance, il apprend au fur et à mesure ce qu’il peut savoir de l’enfant, et surtout, il s’agit d’aider l’enfant dans son propre cheminement vers un savoir subjectif. Cela conduit donc à des postures différentes, et Cifali évoque notamment le « silence » du psychanalyste qui écoute la parole de l’enfant (ibid., p. 159), qui ne peut pas être celui du pédagogue dans une forme de « renoncement à l’autorité » (ibid., p.160). Il nous semble que cet aspect des choses non seulement reste d’actualité, mais s’avive encore dans notre époque, dans la mesure où le rapport au savoir est complétement déplacé, où l’autorité s’est beaucoup érodée, où les droits de l’enfant ont pris une grande place (faisant reculer la notion de « devoir »), place souvent ambiguë car menant souvent à une dérive pulsionnelle, et où enfin l’enfant est plus que jamais reconnu comme individu mais peut-être sans rencontrer les conditions propices à sa subjectivation – Cifali insiste ailleurs sur « l’importance donnée à l’enfant comme sujet [qui] contribue à une “personnalisation” des fonctions et des rôles » (Cifali, 1999, p. 974).

Mireille Cifali n’a cessé de « comprendre, interpréter et réinterpréter la position de Freud par rapport à l’éducation » (Cifali, 2000, p. 330). Il s’agira ici de se saisir de la question de la subjectivation, telle que l’a posée Cifali, mais à nouveaux frais, dans une époque à bien des égards différente de celle de Freud, notamment : notre système économique, qui surdétermine un certain nombre de nos orientations, est passé, avec le tournant néolibéral, dans une nouvelle phase (Chemama, 2012), où une certaine liberté individuelle, la liberté d’entreprendre, et la possibilité d’accéder à la consommation massive ne sont sans doute pas sans conséquence.

À bien des égards, la subjectivation est en question, alors même que ce monde profondément transformé et soumis à une forme de liquidification (Baumann, 2013). Il s’agira finalement de se demander comment œuvrer, dans ce contexte à la formation de sujets qui apprennent à vivre ensemble en goûtant la saveur des savoirs, tout en devenant progressivement des sujets résistants (Les Convivialistes, 2020, Wallenhorst et Hétier, 2021, Hétier, 2021). Nous verrons, dans cette perspective, comment entre une éducation qui a en charge de « contenir » l’enfant et une psychanalyse qui libère la parole, et, sans doute, invite à « ne rien céder sur son désir » (Lacan), une articulation peut être pensée.

Le capitalisme à l’épreuve d’une « éthique psychanalytique »

Jean-Pierre Lebrun, dans la postface qu’il écrit dans Chemama (2012), se fait l’écho du débat qui se tient en psychanalyse depuis quelques années, autour de ce que Melman a appelé une « nouvelle économie psychique ». Déjà, à partir d’une autre discipline, la sociologie, Ehrenberg (1998) avait défendu la thèse d’un passage d’un régime névrotique dominant, marqué par l’interdit, le désir d’un objet difficile d’accès, et la culpabilité, à un régime dépressif, marqué lui par la consommation de l’objet, le sentiment de vide. C’est d’ailleurs plus le néolibéralisme qui est visé que le capitalisme lui-même. On peut distinguer rapidement le capitalisme comme un système économique qui, à partir du xve siècle, a mis en place un fonctionnement massif d’exploitation des ressources et d’expropriation à chaque fois que nécessaire (Bihr, 2018). En ce sens, le déplacement de populations, l’esclavage, l’exploitation illimitée des ressources naturelles forme un tout, qui vise à satisfaire l’appétit insatiable de quelques-uns. Autrement dit, ce système génère par son ressort même de la violence, et relève d’une certaine perversion (Dufour, 2019), en ceci qu’il permet la prise de pouvoir d’individus profondément immoraux, qui parviennent à dissimuler leur recherche de jouissance sous d’autres motifs (le travail, la responsabilité, les compétences, le « ruissellement » des richesses, etc.). Ce système connaît des rebonds, en lien avec les innovations techniques (l’industrialisation, notamment) et les contraintes avec lesquelles il doit composer (le renforcement des droits sociaux, notamment). On peut considérer comme un « rebond » la dernière phase du capitalisme, toujours d’actualité, et qui est appelée « néolibéralisme ».

Cette idéologie, née dans les années 1930, veut que le libéralisme qui a prévalu précédemment laisse finalement trop de liberté au marché considéré comme « place vide » (Lebrun, 2011) à des individus qui ne « marchent » pas si bien que cela dans le système, et qu’il vaut mieux des pouvoirs forts qui les encadrent, d’une part, et, d’autre part, comme l’a montré Foucault1, qui promeut de bien des manières une économie de marché dans toute la société, l’État y compris : « il ne s’agit plus de laisser faire, mais au contraire, d’organiser activement l’échange marchand, d’en faire la promotion », comme le formule Lebrun (2011). Le système est paradoxal, avec des gouvernants qui prennent la tête de l’État pour défaire le « poids » de l’État, mais il est aussi violemment pervers, en ceci qu’il renverse les responsabilités : les puissants doivent pouvoir bénéficier à la fois d’un allégement de leurs contraintes, versant ainsi dans la toute-puissance, et de l’aide publique, alors que les plus vulnérables et ceux qui leur viennent en aide sont « responsabilisés », c’est-à-dire à la fois culpabilisés (ils ne savent pas traverser la rue pour trouver du travail…) et pénalisés (on poursuit celles et ceux qui aident les réfugiés, etc.). On dessine ainsi, à partir des années 1980 (Thatcher, Reagan), ce triste paysage d’une société atomisée, qui ne reconnaît que des individus maximalisant leur intérêt, « libres »2 mais encadrés par des États sécuritaires qui répriment violemment les tentatives de révolte, et qui interviennent à chaque fois qu’il faut pour sauver les « entreprises » ayant pris par ailleurs des risques inconsidérés. De fait, la liberté présumée des individus ressemble à une nouvelle forme d’aliénation, ceux-ci s’auto-exploitant (Han, 2014) et s’épuisant dans la tentative de devenir des « entrepreneurs de soi-même » (Chemama, 2012, p. 147-152), et, dans une société de production/consommation deviennent eux-mêmes « jetables », eux-mêmes des « déchets » (Baumann, 2013).

Nous pouvons donc identifier les principales forces en œuvre dans le système capitaliste : la violence (y compris envers soi-même) et la perversion (l’intérêt de quelques-uns se faisant passer pour l’intérêt général, les plus vulnérables étant responsabilisés et les plus puissants exonérés). Il n’y a pas, bien entendu, que le système économique qui contribue à la disposition psychique des individus, et le capitalisme a longtemps été accompagné du maintien de structures traditionnelles, notamment paysannes. Mais il contribue fortement à un individualisme qui est la condition d’émergence d’un psychisme propre. Vernant a ainsi montré que pour un Grec ancien, on pouvait parler d’un individu, dans la Cité, d’un sujet (dans sa vie privé), mais pas d’une « personne » ou d’un « moi » ayant le sentiment d’une intériorité (1989), ce qui n’apparaîtra, si on suit l’historien Peter Brown (1985), que progressivement, avec le christianisme, d’abord avec la figure du « saint homme » retiré du monde. Précisons que l’individualisme construit par le système capitaliste n’est pas spirituel et psychique, mais économique et pragmatique : il engage l’individu dans la recherche de profits personnels (indépendamment du souci de sa communauté d’appartenance, et dans une rivalité permanente avec des « concurrents »). On pourrait même parler d’une sorte de déchaînement de violence mimétique, qui ne se règle pas directement par le combat à mort (bien que le capitalisme est entraîné aussi des guerres et que les armées nationales aient été engagées aux côtés des colonisateurs et des commerçants internationaux), non plus que par des rituels traditionnels (sur le mode du don / contre-don / restitution, théorisé par Marcel Mauss), mais par une véritable guerre économique où la seule valeur est celle de l’intérêt individuel. En ce sens, on peut dire que l’économie capitaliste libère une violence humaine qui jusque-là avait pu être en partie contenue par des institutions culturelles, au nom d’un profit qui entraîne la désinhibition de pulsions destructrices. Le progrès entraîné par le capitalisme engage ainsi paradoxalement une justification de la régression psychique, d’un droit de pulsionnalité (expropriation, accaparation, accumulation, jouissance immédiate et illimitée), au nom d’une « raison » économique. Bernard Maris et Gilles Dostaler voient dans le capitalisme, quant à eux, un champ de lutte entre pulsion de vie et pulsion de mort. Pour ces auteurs :

la grande ruse du capitalisme (…) est de canaliser, de détourner les forces d’anéantissement, la pulsion de mort vers la croissance. En ce sens, Éros domine Thanatos, l’utilise, le soumet, notamment dans la mise à mal de la nature. Mais Thanatos habite Éros : le plaisir est dans la destruction – comme il est dans la consommation d’ailleurs, qui n’est qu’une destruction par opposition à l’investissement, lequel est un refus de consommation.
(2016, p. 9).

En phase néolibérale, il faut encore préciser les choses, dans la mesure où elles prennent un sens fort du point de vue de l’économie psychique, et voir quelles formes prennent violence et perversion. En effet, il s’agit, d’un côté, de se contrôler plus que jamais, dans son « auto-entreprise », et de se laisser contrôler au sein de d’une société largement policée, et de l’autre, de satisfaire ses pulsions, dont les revendications sont sans cesse excitées par la société marchande. Le pire est encore que cela s’impose dès l’enfance, comme l’a montré Bernard Stiegler (2008). Au moment de la vie où les pulsions sont d’autant plus violentes qu’elles sont fortes et « déliées », difficiles à contenir (faute d’un appareil psychique mûr supportant la frustration notamment par le travail de la pensée réflexive ou morale), le capitalisme marchand ne cesse de souffler sur les braises. Les enfants sont en effet les cibles directes d’un grand nombre de publicités, de « produits culturels » qui les excitent, tant sur le plan moteur, psychique que sexuel (Lebrun, 2020), ne cessant de leur vendre satisfaction immédiate et jouissance illimitée, autant qu’il le faut dans la transgression des lois anthropologiques (interdits du meurtre et de l’inceste). On peut ainsi évoquer une double aliénation : par le déchaînement des pulsions encouragé par le marché et les loisirs (notamment numériques), et par une société de la surveillance et de la sécurité. Le sujet est alors largement immobilisé dans une étrange posture, promis à la jouissance, mais en perte de liberté. Un tel régime altère inévitablement le désir, condamné à dégénérer en une démultiplication de besoins ressentis et dans des addictions. L’éducation n’est-elle pas devenue un défi impossible dans la mesure où toute notre économie encourage l’immaturité, et finalement la confusion entre jouissance et liberté ?

Un psychisme à l’épreuve du capitalisme

Dans un contexte de domination du paradigme économique, et de l’incitation à la régression pulsionnelle dans un cadre de surveillance, l’enfance est doublement mise en danger. D’abord, en tant qu’elle prépare les sujets et les citoyens de demain, plus ou moins aptes à s’opposer, à résister, à faire entendre leur voix, à ne pas se laisser embarquer dans une société qui les aliénerait à leurs pulsions, et en tant qu’elle est directement impactée, puisqu’elle est visée par l’économie capitaliste qui en fait des consommateurs, au risque de l’entretien d’une immaturité perpétuelle, qui équivaut à une remise en cause complète de l’éducation. À ce sujet surexposé (Hétier, 2007), et finalement, défait, empêché de construire une authentique subjectivité (un désir, une intériorité, une singularité, une autonomie), il s’agit alors de proposer une enfance à nouveaux frais, à la croisée de l’éducation et de la psychanalyse. Repenser ce qu’il peut en être de la protection et de la construction de soi.

L’enjeu d’une enfance exposée à la régression capitaliste est bien double : il est à la fois externe (résister aux tentations d’un environnement saturé de jouissance), et interne (résister à ses propres pulsions, surexcitées par cet environnement). De ce point de vue, il est essentiel de penser l’éducation comme étant avant tout la construction d’un cadre protecteur et contenant. Or, il apparaît que ce qui a été gagné d’un côté a été perdu de l’autre. Jamais les enfants n’ont bénéficié de tant de sécurité, eu égard à un certain nombre de menaces (maladies, accidents, exploitation sexuelle, exploitation dans le travail, maltraitance), même si, malheureusement, il existe bien des exceptions. Mais, depuis quelques décennies, l’enfance est fragilisée de nouvelle façon, par les médias (Postman, 1996, Buckingham, 2010), et plus encore par les écrans numériques (Desmurget, 2019, Spitzer, 2019, Lebrun, 2020), exposée au spectacle de la violence, de la sexualité pornographique, de la haine, de la surconsommation, de la jouissance immédiate et infinie dans le jeu et la communication pulsionnels. Éduquer, dans ces conditions, c’est rompre avec une offre qui se révèle diabolique : sous couvert de progrès technologique et d’apprentissages indispensables pour s’adapter (Stiegler, 2019), il s’agit de détruire toute construction culturelle et symbolique pour rendre le cerveau des enfants totalement disponibles à la consommation. Éduquer suppose alors, à l’école, de ne pas emboîter le pas à la folie techno-capitaliste, et, en famille, de résister au moins jusqu’à l’adolescence (Tisseron, 2013) au mimétisme qui veut que tout le monde ait un smartphone, une tablette ou un ordinateur. Ce qui menace l’enfant s’introduit aujourd’hui au cœur des foyers, dans l’intimité des chambres. Poser un tel cadre, c’est aussi être contenant (et pas seulement autoritaire), en ceci qu’en dehors de tout angélisme, l’enfant doit être protégé de ses propres pulsions, de sa propre tentation régressive, et de ce qui les provoque.

Cette nécessité du cadre est fortement portée par la psychanalyse, en tant que pratique qui ouvre un espace à une parole libérée, mais dans des conditions très fermes (durée limitée, paiement, interdit de la séduction et de la violence). Imbert (1989) a notamment montré combien il était capital, en éducation même, de poser un cadre, comme il le fait à partir de la lecture psychanalytique de l’Émile de Rousseau, de créer un « environnement suffisamment stable et consistant » (Imbert, 1989, p. 83), pour interdire la jouissance, par nature illimitée. Mais tout aussitôt se pose la question, sur ce fond d’interdits, de limites, de cadre et de contenance, de ce que l’enfant peut donc faire, avoir la liberté de faire. Il est de tout première importance que l’enfant puisse avoir des espaces pour lui, libre de toute manipulation, influence et addiction, un espace d’expression véritable. Il s’agit d’écouter l’enfant, mais pas au sens où on satisferait des besoins aliénés par la consommation mimétique, mais de l’écouter en tant qu’il est une personne capable de parole, et sujet d’un désir qui lui est propre et qui peut s’exprimer. En cela, dans une époque de libéralisation générale, il y a beaucoup à faire pour que chacun puisse faire entendre sa voix, en tant que sujet comme en tant que citoyen.

Il y a loin entre l’individu livré au mimétisme capitaliste, et le sujet mu et soutenu par son propre désir, porté par une parole véritablement personnelle. Finalement, la solution au tropisme régressif actuel (Stiegler, 2018) est à double sens : en instituant des espaces suffisamment protégés pour une enfance qui puisse s’exprimer, être créative (Winnicott, 1975), on permet à l’enfant de construire « tout un monde » qui lui est propre, et par une telle construction, l’enfant peut se sentir suffisamment riche pour ne pas être dans une demande insatiable de consommation et de divertissement marchandisés. Le sujet résistant construit par une telle éducation et soutenu par une attention psychanalytique ne se laisse pas embarquer par ses pulsions, et encore moins quand il sent qu’on cherche, de l’extérieur, à les exciter et finalement à le déposséder de sa liberté, à le séparer de lui-même.

1 « Le corps politique n’est plus un corps, mais bien plutôt une collection d’entrepreneurs et de consommateurs individuels » Foucault, 2004, p. 137.

2 « Le corps politique n’est plus un corps, mais bien plutôt une collection d’entrepreneurs et de consommateurs individuels » écrit ainsi Wendy Brown

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Notes

1 « Le corps politique n’est plus un corps, mais bien plutôt une collection d’entrepreneurs et de consommateurs individuels » Foucault, 2004, p. 137.

2 « Le corps politique n’est plus un corps, mais bien plutôt une collection d’entrepreneurs et de consommateurs individuels » écrit ainsi Wendy Brown (2004).

References

Bibliographical reference

Renaud Hétier and Nathanaël Wallenhorst, « Y a-t-il un sujet dans l’éducation ? », La Pensée d’Ailleurs, 3 | 2021, 126-133.

Electronic reference

Renaud Hétier and Nathanaël Wallenhorst, « Y a-t-il un sujet dans l’éducation ? », La Pensée d’Ailleurs [Online], 3 | 2021, Online since 06 octobre 2022, connection on 11 décembre 2023. URL : https://www.ouvroir.fr/lpa/index.php?id=173

Authors

Renaud Hétier

Professeur en sciences de l’éducation à l’UCO (Angers), collaborateur scientifique au CREN (Nantes) et membre associé à l’équipe Normes & Valeurs (LISEC UR 2310).

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Nathanaël Wallenhorst

Maître de conférences en sciences de l’éducation, HDR, à l’UCO (Angers), et membre associé à l’équipe Normes & Valeurs (LISEC UR 2310).

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