reflexivity https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=321 Entrées d’index fr 0 Le « problème » de la beauté : quand la sociologie s’intéresse au travail esthétique de soi https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=514 Alors que l’objet d’étude « beauté » a été principalement pensé par les sociologues via un angle macro-social, analysant le corps et le travail esthétique des individus comme un « capital », « miroir » du social et des inégalités, nous tenterons ici d’interroger la pertinence de cette approche. En nous appuyant sur une enquête qualitative de thèse (2013-2014), nous mettrons en évidence qu’il existe des situations, notamment pour les femmes, lors desquelles la beauté est vectrice de « tensions », voire susceptible d’être stigmatisée (entrée en maternité, cadre professionnel). Ces exemples nous permettront de souligner les lacunes des analyses sociologiques étudiant les pratiques esthétiques dans une unique perspective d’accumulation de capital. En outre, nous détaillerons dans quelle mesure une sociologie de l’apparence qui considère cet objet avant tout comme une expérience réflexive à laquelle chacun se trouve confronté nous semble la plus pertinente ; le rapport au corps constituant un support identitaire central pour l’individu contemporain ayant à cœur d’exprimer une authenticité esthétique. While “beauty” has been mainly studied by sociologists through a macro-social perspective, which analyzes the body and the aesthetic commitment of individuals as a “capital”, a “mirror” of one’s social environment and inequalities, this article aims at questioning the relevance of this approach. Based on a qualitative survey from a thesis (2013‑2014), we will point out that there are situations, especially for women, in which beauty could be a source of “tensions” or even be stigmatized (entry into motherhood, professional environment). These examples enable us to highlight the weaknesses of sociological analyses investigating beauty practices from the unique perspective of aesthetic capital accumulation. Moreover, this article will detail the posture which seems—according to us—the most legitimate for a sociology of appearance that is to say the one that considers appearance primarily as a reflexive experience to which everyone is confronted; the relationship with the body constituting a central identity support for the contemporary individual eager to express an aesthetic authenticity. mar., 09 nov. 2021 15:00:28 +0100 jeu., 09 nov. 2023 13:45:35 +0100 https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=514 Une analyse criminologique à l’épreuve des émotions : comment le chercheur peut‑il jouer de sa corde sensible ? https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=313 Cet article propose d’accorder une attention particulière aux émotions du chercheur et de cerner les questionnements méthodologiques que ces dernières peuvent induire tout au long du processus de recherche. Ces développements sont issus de notre recherche doctorale qui a consisté en une étude ethnographique analysant les interactions entre policiers et population à Bruxelles. Nous avons été surprise par les émotions durant la période d’observation parmi des policiers. Nous avons éprouvé des difficultés à être impliquée dans les situations que nous observions. Comment être un observateur quand nous sommes choquée par ce qui se déroule devant nous ? Comment analyser une situation quand les émotions sont encore présentes en lisant les notes de terrain ? À partir de ce moment, les émotions sont devenues un point central de la démarche réflexive que nous avons menée. Nous nous sommes laissée convaincre de ne pas ignorer ces émotions et de les considérer comme des outils pour notre travail scientifique. Dans cette contribution, nous voulons rendre compte des étapes de la démarche réflexive que nous avons initiée. La réflexivité en tant que l’habileté à remettre en question et ajuster notre propre positionnement scientifique, nous a également ouvert à la possibilité de traiter les données d’une façon criminologique et sensible. Le défi du chercheur est alors d’user de ses émotions sciemment pour consolider la validité scientifique de ses analyses et la subtilité de celles‑ci. This paper focusses on the researcher’s emotions and the methodological issues they raise during the research process. Those developments are based on our doctoral research work that consisted in an ethnographic study describing and analyzing the interactions between the police and the population in Brussels. We have been surprised by our own emotions during our fieldwork among police officers. We experienced difficulties in being part of some of the situations we observed. How can one be an observer when one is shocked by what is happening in front of him/her? How to analyze a situation when emotions are still present while reading one’s field notes? Emotions thus became a central point in the reflexive process we initiated that convinced us not to ignore them and rather consider them as an instrument for scientific work. In this contribution, we would like to highlight our reflexive approach. Reflexivity, as an ability of questioning and adjusting one’s scientific posture, offered us with the possibility to treat data in a criminological and sensitive way. In this perspective, the researcher’s challenge is to use his/her emotions knowingly and, departing, improve the scientific validity of his/her analyses and their subtlety. mar., 09 nov. 2021 14:52:32 +0100 jeu., 09 nov. 2023 11:38:54 +0100 https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=313