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    <title>Émotions dans les sciences humaines et sociales</title>
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    <category domain="https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=65">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:51:10 +0100</pubDate>
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      <title>Avant‑propos </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=311</link>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:52:14 +0100</pubDate>
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      <title>Présentation </title>
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      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:52:22 +0100</pubDate>
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      <title>Une analyse criminologique à l’épreuve des émotions : comment le chercheur peut‑il jouer de sa corde sensible ? </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=313</link>
      <description>Cet article propose d’accorder une attention particulière aux émotions du chercheur et de cerner les questionnements méthodologiques que ces dernières peuvent induire tout au long du processus de recherche. Ces développements sont issus de notre recherche doctorale qui a consisté en une étude ethnographique analysant les interactions entre policiers et population à Bruxelles. Nous avons été surprise par les émotions durant la période d’observation parmi des policiers. Nous avons éprouvé des difficultés à être impliquée dans les situations que nous observions. Comment être un observateur quand nous sommes choquée par ce qui se déroule devant nous ? Comment analyser une situation quand les émotions sont encore présentes en lisant les notes de terrain ? À partir de ce moment, les émotions sont devenues un point central de la démarche réflexive que nous avons menée. Nous nous sommes laissée convaincre de ne pas ignorer ces émotions et de les considérer comme des outils pour notre travail scientifique. Dans cette contribution, nous voulons rendre compte des étapes de la démarche réflexive que nous avons initiée. La réflexivité en tant que l’habileté à remettre en question et ajuster notre propre positionnement scientifique, nous a également ouvert à la possibilité de traiter les données d’une façon criminologique et sensible. Le défi du chercheur est alors d’user de ses émotions sciemment pour consolider la validité scientifique de ses analyses et la subtilité de celles‑ci. This paper focusses on the researcher’s emotions and the methodological issues they raise during the research process. Those developments are based on our doctoral research work that consisted in an ethnographic study describing and analyzing the interactions between the police and the population in Brussels. We have been surprised by our own emotions during our fieldwork among police officers. We experienced difficulties in being part of some of the situations we observed. How can one be an observer when one is shocked by what is happening in front of him/her? How to analyze a situation when emotions are still present while reading one’s field notes? Emotions thus became a central point in the reflexive process we initiated that convinced us not to ignore them and rather consider them as an instrument for scientific work. In this contribution, we would like to highlight our reflexive approach. Reflexivity, as an ability of questioning and adjusting one’s scientific posture, offered us with the possibility to treat data in a criminological and sensitive way. In this perspective, the researcher’s challenge is to use his/her emotions knowingly and, departing, improve the scientific validity of his/her analyses and their subtlety. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:52:32 +0100</pubDate>
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      <title>Émotions et grande prématurité. Approche psychanalytique </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=325</link>
      <description>La grande prématurité et la réanimation néonatale nous plongent au cœur des questions sur les enjeux de la vie et de la mort. La logique d’objectivation soutenue par le discours médical n’évince pas pour autant la charge émotionnelle afférente à cette problématique, tant pour les parents, pour les réanimateurs que pour les équipes médicales et soignantes. La clinique des bébés « grands prématurés » permet d’éclairer les liens entre les affects, les processus psychiques chez la mère et les processus de subjectivation du bébé. Face à l’irruption du réel de la vie et de la mort que peut provoquer une naissance prématurée, les parents peuvent être amenés à vivre un réel traumatisme. Quel peut être l’impact de l’effroi dans la construction psychique du sentiment maternel ? Nous verrons comment l’effraction du réel peut venir suspendre les rêveries maternelles nécessaires à la construction du devenir mère, mais également au processus de subjectivation du bébé. Avant de traiter la question des émotions dites « en situation », soit dans le cadre d’un entretien de recherche, nous interrogerons le concept d’émotion à la lumière de la psychanalyse en nous risquant à un exercice de différenciation terminologique entre l’émotion, l’affect, et la sensation ou l’éprouvé. La vulnérabilité psychique des femmes enceintes associée à un éventuel accouchement prématuré rend ces temps d’entretiens de recherche très chargés émotionnellement. Ainsi, il apparaît primordial de pouvoir penser une façon de travailler les émotions dans le cadre d’un entretien de recherche. Comment le clinicien chercheur se situe‑t‑il par rapport au surgissement des émotions ? Qu’apporte la prise en compte des émotions dans l’analyse des entretiens de recherche ? L’analyse d’extraits issus d’un entretien de recherche mené avec une femme primipare de 31 semaines d’aménorrhées nous permettra d’illustrer nos propos. Extreme preterm birth and neonatal resuscitation bring us to the heart of the questions of life and death. Objective medical opinion is incapable of lessening the emotional aspect related to this issue, neither for the parents, nor the resuscitators, nor the medical team. The clinic of extremely premature babies sheds light on the relation between affects, the mother’s psychical processes and the baby’s subjective experience. With extreme premature birth, parents are confronted to the harsh reality of life and death, and this can lead to real trauma. What is the impact of fear on the development of maternal feelings? In this article, we will reflect on how reality contravenes maternal fantasies necessary for women to develop into mothers and for the baby’s subjective experience. Before addressing the issue of emotions “in situation” in a research interview, we will reflect on the meaning of emotions from a psychoanalytic view. We will differentiate between emotion, affect and sensation. The psychological vulnerability of pregnant women at risk of premature birth renders all research and interview work highly emotional and sensitive. It is therefore crucial to reflect on how to manage the emotional aspect when conducting research interviews. How do clinicians position themselves towards emotional outburst? The analysis of extracts of an interview of a primiparous woman at 29 weeks of pregnancy will be used to illustrate our arguments. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:52:43 +0100</pubDate>
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      <title>Les émotions populaires à l’assaut des ambassades </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=336</link>
      <description>Depuis la généralisation du système diplomatique européen initiée à Vienne en 1815, ambassades et consulats sont devenus les cibles de plus en plus récurrentes d’explosions de colère provoquées par différents types d’émotions collectives. L’article présenté ici vise à analyser les origines de ce phénomène. Centré sur une période – de 1815 à l’entre‑deux‑guerres – où de tels épisodes étaient d’autant plus transgressifs qu’ils étaient encore exceptionnels, cet article montre comment se forment les différents types d’« émotions diplomatiques » qui font aujourd’hui régulièrement la une de l’actualité. De Téhéran en 1829 à l’Europe ou l’Amérique latine des années 1920, il s’agit de comprendre comment certaines formes d’émotions populaires se sont progressivement tournées contre les représentations diplomatiques, et de s’interroger sur ce que cette nouvelle pratique révèle de l’assimilation du système diplomatique par les populations. La confrontation entre une émotion collective souvent exprimée par la violence et un système de relations codifié et intellectualisé, ne peut être lue comme la simple opposition entre un déchaînement de passions primitives et un comportement rationnalisé ou civilisé. Chacun des épisodes étudiés souligne plutôt l’évolution de la perception de l’artifice diplomatique par les populations aux quatre coins du monde : l’exposition croissante des représentations diplomatiques aux émotions populaires apparaît surtout comme le signe de la progressive reconnaissance de leur représentativité. Le besoin de protection, parfois paranoïaque, est le premier résultat de cette nouvelle vulnérabilité diplomatique : il conduit directement aux ambassades barricadées devenues aujourd’hui familières. Élevant des barrières infranchissables entre diplomates et populations qui les accueillaient, il changea profondément – et sans doute irrémédiablement – le sens du contact et de l’immersion diplomatiques. Since the rigid codification and gradual worldwide extension of the European diplomatic system initiated at Vienna in 1815, embassies, consulates and other forms of diplomatic implantations abroad have been more and more frequently targeted by local populations, in outbursts of rage triggered by different forms of collective emotions. The article presented here aims at analyzing the origins of this phenomenon. Focusing on a period – between 1815 and the interwar‑years – when such episodes were still exceptional and highly transgressive events, it intends to show how the different kinds of “diplomatic emotions” that have become a common item in international news today, emerged and took then form. From Tehran 1829 to Europe and Latin America in the 1920’s, it seeks to understand why and how popular emotions got progressively used to targeting diplomatic representations abroad, and what this new “habit” says about popular understanding of the diplomatic system. The confrontation between collective—and most of the time violent—emotions on one side, and a codified system of international relationships on the other, can indeed not be seen only as the bare opposition between unleashed primitive passions, and rationalized or civilized behaviour. Each episode of the long century presented here underlines much more the evolution of the perception of the diplomatic mechanisms by populations all over the planet, and the growing exposure of embassies and consulates to collective anger or frustrations appears mainly as the result of the gradual recognition of their legitimacy. The sometimes paranoiac need of safety quickly became the consequence of their new vulnerability: it lead to the over‑protected embassies that we know today. Building strong bars between diplomats in residence abroad and the cities they lived in, it profoundly changed the signification of diplomatic contact, and immersion. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:52:51 +0100</pubDate>
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      <title>Du social à l’intime. Répertoire des émotions et régimes d’émotivité dans la relation père‑fils, d’après les archives de la famille de Dietrich (1746‑1806) </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=346</link>
      <description>Historiens, historiens de l’art, sociologues et psychologues ont montré que les émotions sont un terrain d’étude légitime en sciences humaines et sociales, et que le 18e siècle correspond dans le monde occidental à une période de changement de régime d’émotivité, dans une société moins violente et qui favorise l’éclosion de l’intimité. L’historicisation des émotions ne présente ni plus ni moins de pièges méthodologiques qu’un autre objet d’histoire. Les archives confirment‑t‑elles ces évolutions intuitivement placées au 18e siècle ? L’étude d’un corpus familial, reliant pères et fils d’un même lignage, entre 1746 et 1806, montre qu’il existe bien des différences générationnelles, les sentiments évoqués en fin de siècle étant plus directs et plus spontanés, mais que le glissement du cadre social à l’intime du ressenti et de l’expression des émotions n’est ni total, ni irréversible, et dépend des circonstances. Tout au long du siècle, les colères de Jean III de Dietrich, seigneur de Reichshoffen et comte du Ban de la Roche (1719‑1795) à l’encontre de ses fils, tout comme les tourments que Philippe Frédéric de Dietrich (1748‑1793) fait endurer à sa famille au moment de la Révolution française, relèvent d’une économie en couples d’émotions : l’émotion et le remords de l’avoir causée à ceux qu’on aime. Les émotions apparaissent donc de manière essentiellement négative mais les archives révèlent également, en creux, que la famille devient au 18e siècle le lieu naturel d’un bonheur attendu. Historians, art scholars as well as psychologists have demonstrated that emotions constitute a legitimate field of research in social sciences. In the western world, the 18th Century marked an important shift in the emotive system where, thanks to a less violent society, intimacy was allowed to blossom. However, like any other historical field, the study of emotions also poses its challenges. In this paper, changes in emotive expressions, intuitively placed by many within the 18th Century, is supported by archival evidence. The study of the correspondence between fathers and sons of the same lineage between 1746 and 1806 demonstrates that there is indeed a generational gap, feelings being more direct and spontaneous at the end of the century. If the beginning of the 1740s and 1750s sees the outward expression of emotions as necessary, the last decades of the Century witness instead a desire to conceal emotions from society, keeping them behind closed doors. However, this change is neither all‑encompassing nor irreversible, and depends largely on the context. Throughout the century, the wrath of John III de Dietrich Lord of Reichshoffen and Count du Ban de la Roche (1719‑1795),, towards his sons, or the torments Philip Frederic of Dietrich (1748‑1793) caused to his family during the French Revolution, show coupled emotions: firstly, a deluge of emotion and secondly, the remorse of having unleashed it onto loved ones. A study of de Dietrich archives, which mostly present pain and suffering, also demonstrates the rise of the family as a natural place for happiness during the 18th Century. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:52:58 +0100</pubDate>
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      <title>Les apories des modèles émotionnalistes en théorie de l’action </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=366</link>
      <description>Réflexion de philosophie empirique, l’article questionne le statut des émotions dans la théorie de l’action contemporaine. Longtemps dénigrées, mises au banc de la pensée, passions et émotions font désormais l’objet de toutes les attentions en sciences sociales. L’essor de ce champ d’étude a entraîné un nombre considérable de travaux théoriques et expérimentaux. Malgré l’intérêt et les espoirs suscités par les modèles émotionnalistes, on peut légitimement s’interroger sur leurs dérives réductionnistes. Biais chauds, filtres cognitifs, « marqueurs somatiques », constitueraient la part prédominante de notre activité mentale. La promesse de réunir corps et esprit, de s’extraire du dualisme cartésien n’était finalement qu’un leurre. Un dogmatisme peut‑il en cacher un autre ? Peut‑on totalement dissoudre la raison dans les émotions ? L’entreprise de naturalisation du social est‑elle devenue inéluctable ? Soulignant les limites à la toute‑puissance des émotions, l’article défend une version faible de l’intentionnalisme. Pour ce faire, il s’intéresse notamment aux explications naturalistes du « wishful thinking » (I), c’est‑à‑dire la tendance à prendre ses désirs pour la réalité. Ces travaux montreraient que nous serions sans cesse victimes d’illusions. Les émotions régiraient notre vie psychique. L’irrationalité motivée permettrait alors de rendre compte de nos biais de jugement. Cette proposition repose sur la distinction de deux systèmes de traitement de l’information : un système automatique et inconscient d’une part, et un système contrôlé et intentionnel d’autre part. N’est‑ce pas réinstaurer le dualisme ontologique tant décrié ? A contrario, ces processus semblent liés par des intentions stratégiques. Le phénomène du « wishful thinking » s’expliquerait ainsi par des déraisons de trois ordres : inconscientes (II), conscientes (III) et métaconscientes (IV). Following empirical philosophy, this article questions the status of feelings in contemporary action theory. For a long time denigrated, passions and feelings are today the object of all attentions in social sciences. The development of such field of study entailed a considerable amount of theoretical and experimental work. In spite of the interests and hopes raised by emotionalist models, we can legitimately question their reductionist drift. Hot biases, cognitive filters, &quot;somatic markers&quot;, constitute the dominant part of our mental activity. The promise to combine body and spirit, expunging Cartesian dualism, is finally but a delusion. Can a dogmatism hide another one? Can we totally dissolve reason in feelings? Has naturalization of the social become inevitable? Underlining the limits of the belief in the omnipotence of feelings, this article aims to defend a weaker version of intentionalism. We will first analyze the naturalistic explanations of “wishful thinking” (I), or the tendency to take one’s desires for reality. These explanations apparently show that we are victims of illusions and that feelings govern our psychic life. Motivated irrationality would explain our judgment biases. This assertion however rests on the distinction of two information processing systems: an automatic and unconscious system on one hand, and a controlled and deliberate system on the other hand. We argue that this distinction restores the ontological dualism at first criticized. These processes seem bound by strategic intentions. The phenomenon of wishful thinking can therefore be understood by three types of irrational reasoning: unconscious (II), conscious (III) and metaconscious (IV). </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:53:05 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>Odorat et émotion. Expression affective et introspection dans les arts figurés </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=380</link>
      <description>Les odeurs sont des déclencheurs d’états émotionnels bien contrastés, spontanément interprétés selon la bipolarité hédonique « agréable‑désagréable ». Le constat de la bipolarité affective des odeurs, validé par les spécialistes actuels de la cognition, semble se vérifier dans les arts figurés dès l’époque moderne : ce sont soit les parfums, soit les relents qui sont exploités par les artistes. Tandis que le déplaisir olfactif est exprimé à grand bruit dans les registres comiques ou satiriques, le thème allégorique de l’odorat, tel qu’il se développe dans la France et l’Angleterre de la fin du 17e et du 18e siècle, ne donne pas lieu à la représentation d’expressions émotionnelles très marquées. Pourtant, cette apparente neutralité ne peut ou ne veut pas forcément signifier une absence d’émotion. Par conséquent, cet article vise à mettre en lumière les affects se cachant derrière cette apparente indifférence aux émotions induites par les odeurs ; et ce dans une période où artistes et théoriciens de l’art sont pourtant préoccupés par la traduction en images des mouvements de l’âme et des passions. Au 18e siècle, deux types d’allégories picturales de l’odorat ont été principalement exploitées : les scènes galantes valorisant le partage de l’expérience sensorielle et les portraits allégoriques, moments intimes dans lesquels la sensation est intériorisée. Au sein de ce corpus nous envisagerons les liens entre l’olfaction et la figuration du sentiment amoureux, de la séduction au désir, pour mieux comprendre ensuite la représentation picturale des états introspectifs déclenchés par l’inhalation d’une odeur. Au terme de cette enquête, nous verrons que les arômes plaisants qui se dégagent des œuvres rassemblées pour cette étude, ne sont ni anecdotiques ni ornementaux, et suggèrent des émotions plus fortes qu’elles ne paraissent à première vue. Smells trigger much contrasted emotional states, invariantly interpreted in terms of “pleasant‑unpleasant”. This hedonic bipolar dimension, acknowledged by contemporary cognitive scientists, seems to be reflected in modern era figurative arts. In paintings or engravings, olfactory signs used by artists showed opposite trends: it is either delightful perfumes or stench that are invoked. In this period, whereas satire and caricature are exaggerating the unpleasant sides of odours, classical allegories of smell are however not giving rise to the representations of emotional expressions. 18th century French and English artists have selected two ways of representing pleasant smells: couples invested in gallantry scenes and intimate allegorical portraits. In both themes, however susceptible to bring about emotions, emotional expressions induced by smells remain neutral. This article sheds light on the affects that could be concealed by this noticeable lack of expression, especially in a period where the depiction of emotions and passions is a core concern for art theorists and artists. We will first consider the relationships between smell and love, from seduction to desire in gallant allegories, in order to grasp the significance of the depiction of the introspective state triggered by scents in intimate portraits. We will then argue that the perfumes escaping through some selected scenes, are neither anecdotal nor ornamental, but suggest stronger emotions than appears at first glance. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:53:40 +0100</pubDate>
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      <title>L’éducation de la vie (Inochi) au Japon </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=392</link>
      <description>Le développement de l’éducation de la vie est lié à l’évolution du contexte social. Cette évolution renvoie tout d’abord à un grand changement en matière de naissances et de décès. De nos jours, la majorité des naissances et des décès a lieu à l’hôpital. Par contraste, il y a quelques dizaines d’années encore, les gens naissaient et décédaient en général à la maison, entourés par la famille, y compris les enfants. Il existait donc des occasions d’apprendre des choses sur la naissance, la croissance, la maladie et la mort dans la vie quotidienne, alors qu’aujourd’hui, c’est de moins en moins le cas, sauf si cet apprentissage peut se faire à l’école. L’éducation de la vie consiste à développer une attitude de respect de la vie chez les élèves, en les faisant réfléchir sur la question de la vie et approfondir leur compréhension de cette notion, ou alors en leur faisant ressentir la signification que peut avoir le fait d’être vivant. Mais cette définition comporte un paradoxe : comment développer un espace émotionnel, dont le sens renvoie au respect de la vie, dans un lieu institutionnel qui se donne comme objectif d’apprendre et de sélectionner les uns par rapport aux autres ? Pour y répondre, nous examinerons d’abord le contexte social du Japon et l’aspect économique du système éducatif. Ensuite, nous expliciterons le mot japonais « inochi » (traduit en français par « vie ») dans son étymologie et dans sa vision éducative. Enfin, nous citerons quelques acteurs éducatifs interrogés dans le cadre de notre thèse qui répondent à cette question. À cet examen, nous constatons que l’éducation de la vie n’a pas seulement pour objet de développer un certain respect de la vie chez les élèves. Cette éducation est aussi une posture des acteurs éducatifs, explicite ou implicite, pour lutter contre un système manquant de respect envers la vie des enfants en termes de Droits de l’enfant. The development of education of life is linked to the changing social context. If the majority of births and deaths occur today in hospitals, a few years ago, people in general were born and died at home, surrounded by their family and children. There were therefore opportunities to learn about birth, growth, ill health and death in daily life. This is however less and less the case today, unless these can be learned at school. Education of life consists in developing an attitude of respect towards life among students, having them reflect on the question of life and deepening their understanding or making them feel the meaning of being alive. A paradox stems however from this assertion: how can the proper emotional space be developed in an institution whose objective is to teach and operate selections? To address this, we will first examine the social context of Japan and the economic aspects of its education system. We will then clarify the Japanese word “inochi” (that can be translated as “life”) in its etymology and its educational view. We will finally quote a few educational actors, interviewed during our thesis, answering the question. In this review, we find that education of life not only aims to develop respect for life among students, but also requires educational actors to adopt an approach, whether explicitly or implied, to fight against a system lacking respect for the lives of children in terms of Children’s rights. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:53:51 +0100</pubDate>
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      <title>La place des émotions dans la correspondance familiale de Louis de Beer (1777‑1823) </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=406</link>
      <description>L’historiographie de l’écrit épistolaire a pu considérer les émotions absentes des correspondances, qui seraient régies par des conventions contrariant l’affirmation de la subjectivité. La correspondance familiale du jeune administrateur Louis de Beer (1777‑1823) invite à réinterroger l’association entre émotion, confidence, subjectivité et singularité, tout comme, par conséquent, l’opposition entre émotions et conventions. Elle permet de montrer que la correspondance familiale est bien un lieu d’expression du sentir, du ressentir. Les codes socio‑culturels produisent un discours où les émotions sont exprimées pour être modérées et régulièrement, des entorses sont faites à ces codes qui ne sauraient brider totalement l’expression des émotions. De plus, même circonstanciée et mesurée, cette dernière est au service de la constitution du personnage épistolaire, façonné par la mise en scène de l’épistolier par lui‑même dans ses lettres. En cela, les émotions appartiennent au rituel même de la correspondance, dont le but est de combler l’absence. Se concentrer sur ce qui est écrit plutôt que s’interroger sur ce qui fut éprouvé permet de comprendre qu’à l’aide du discours des émotions, le scripteur construit – consciemment ou non – son personnage épistolaire, dont la fonction toute sociale est de rapprocher les épistoliers. Emotions may have been considered by the historiography as absent from family correspondences. They were supposed to be the expression of the self, while correspondences were thought to be ruled by social conventions, preventing the expression of the subjectivity. The aim of this article is to question the association between emotion, confidences and singularity, and consequently, the opposition between emotions and conventions. The family correspondence of the young civil servant Louis de Beer (1777‑1823) shows that emotions have a central function in correspondences. Sociocultural codes influence writing and produce discourses where emotions are expressed, even if in a tempered way. These codes are regularly circumvented, and the expression of emotions is never totally prevented. The latter could even be legitimated and also encouraged when it relates to family issues and not only personal affects. The purpose of this article is to demonstrate that the expression of emotions is resolutely present in correspondences and that it is useful for the constitution of the “epistolary character”. We argue that the expression of emotions belongs to the proper epistolary ritual, whose aim is to fill up an absence. To concentrate on what is written rather than question what was really felt enables the researcher to understand, from the discourse of emotions, the “epistolary character” built (consciously or not) by the writer, having the function of bringing the correspondents closer. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:53:57 +0100</pubDate>
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      <title>Mairesse François, Le culte des musées </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=416</link>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:54:08 +0100</pubDate>
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