education https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=251 Entrées d’index fr 0 L’éducation à la sexualité adolescente entre cristallisation et politisation. Vers un nouveau régime normatif https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=628 Dans cette contribution nous proposons l’analyse d’une tension dans les processus de transmission des normes et de construction du sujet en prenant l’exemple de l’éducation à la sexualité en milieu scolaire. L’éducation à la sexualité à l’école se présente sous la forme d’un dispositif de politisation visant à transmettre des normes de comportements mais qui compte l’adhésion du sujet, sa responsabilisation, relevant ainsi de forme de cristallisation. Cette tension entre des normes édictées par les institutions et leur appropriation par le sujet relève plus largement d’une tension d’un nouveau régime de normalisation articulant les disciplines extériorisées aux disciplines intériorisées, dans lequel la responsabilité individuelle est centrale et qui dépasse le cadre de l’éducation à la sexualité. An analysis of the tension within the standardizing and constructive transmission of the subject is offered within this contribution, using sexual education within the educational system as an example. Sexual education at school is laid out as a politization system, aiming at the transmission of standard behaviours, thereby quantifying the subject’s adhesion, their capacity to deal with responsibilities, hence appearing as a sort of cristallization. this tension between the two norms laid out by institutions as well as their appropriation by the subject are a wider result of a new standardizational regime linking the more externalized disciplines with the internalized disciplines, in regards to which individual responsibility is key and transcends the realm of sexual education.  mar., 09 nov. 2021 15:05:43 +0100 jeu., 09 nov. 2023 14:29:46 +0100 https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=628 L’éducation comme acte alèthurgique dans Émile ou de l’éducation de Rousseau https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=246 Dans son cours au Collège de France publié en 2012, « Le gouvernement des vivants », Michel Foucault élabore la notion de « gouvernement par la vérité » en étudiant notamment la tragédie d’Œdipe qui lui pose le problème de la conjonction entre le pouvoir et le savoir, entre le gouvernement et la vérité que l’on sait. En partant des analyses de Foucault et du concept d’alèthurgie, on est frappé par la figure du gouverneur dans l’Émile ; il apparaît stricto sensu comme la condition de l’émergence de la vérité de la nature, de la vérité de ce qui convient aux êtres humains, de la vérité de ce que doit être leur éducation. Dans les termes de Foucault, le dire-vrai s’authentifie de sa vérité dans « cette identification entre celui qui parle et sa source, l’origine, la racine de la vérité ». Dans l’Émile, la vérité implique un sujet qui peut dire « je » et « moi-même » : c’est le gouverneur, dont la fonction est aléthurgique. Cet article analyse le processus de la transformation de celui qui a un pouvoir et qui devient celui qui sait, sans passer par le savoir lui-même. À la suite de Foucault, nous conceptualisons ce processus en termes d’alèthurgie, ce qui permet de poser le problème de l’exercice du pouvoir qui « implique quelque chose comme une tekhnê, comme un savoir, un savoir technique, un savoir-faire, qui autoriserait un apprentissage, un perfectionnement, des lois, des recettes, des manières de faire ». In his 2012 lectures at the College de France, The government of the living, Michel Foucault developed the concept “of government by the truth” through an analysis of the power relations in Sophocles’ Oedipus. Specifically, Foucault analysed the relation between power and knowledge, and between government and truth. In this paper, we discuss the relation between Foucault’s analysis and Rousseau’s novel Emile. Their relation may seem paradoxical: Foucault is concerned with truth, and Emile is fiction. However, considering the relation between Foucault and Emile in the light of the concept of alethurgia, the figure of the governor in Emile is striking: he appears to be the guarantor and the condition for the emergence of an idea of truth within the narrative – a truth which is natural, governs the activity of human beings and is deeply involved in the process of education. In Foucault’s words, truth-telling authenticates "the identification between the speaker and its source, the origin, the root of the truth". In Emile, truth-telling involves a subject able to say "I" and "myself"; this subject is the governor, whose function is alethurgic. The paper discuss the transformation process of the person who has power and who becomes the one who knows, without going through the very process of knowledge acquisition. Following Foucault, we conceptualise this process in terms of alethurgia, allowing to understand the exercise of power, as it "implies something of a tekhne as knowledge, technical knowledge, know-how, which allows learning, development, and the formation of laws, recipes, and ways of doing". mar., 09 nov. 2021 14:48:30 +0100 jeu., 09 nov. 2023 10:21:43 +0100 https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=246