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    <title>Foucault</title>
    <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=217</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>1984, Foucault, Contre-hétérotopie</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=256</link>
      <description>Au printemps 1984, peu avant sa disparition, Foucault autorisa la publication d’une conférence de 1967, intitulée Des espaces autres, dans laquelle il conceptualise l’hétérotopie : une « utopie concrète » répondant à l’épistémè de notre époque réaliste et sérieuse, reléguant l’utopie au statut de rêverie simpliste. Mais cette définition de l’hétérotopie est en quelque sorte hétérosémique. À la première lecture, les hétérotopies sont tantôt des anti-utopies, tantôt des utopies. Je veux lire (ou relire) l’œuvre de Foucault comme une contre-utopie utopique et non comme une anti-utopie. On pourrait objecter que cette relecture forcée trahit la pensée foucaldienne, dystopique et non contre-utopique. Pourtant, à la lumière de son interprétation de Was ist Aufklärung de Kant et de sa lecture non-actuelle des lanternes cyniques antiques (achevée en 1984), je veux essayer de relire « Des espaces autres » non comme une hétérosémie imprécise mais comme une navigation vers la transformation du pessimisme caricaturalement prêté à Foucault en un courage de la vérité enthousiaste sortant les hommes de leur état de minorité. Cette relecture de la pessimiste hétérotopie en scandale volontaire contre-hétérotopique est une invitation créatrice au dire-vrai cynique laissant tout voir et tout entendre et apportant ses Lumières. In Spring 1984, a few months before his death, Foucault authorized the publication of a 1967 conference entitled Of other spaces, in which he defines heterotopia as a “concrete utopia” in response to the episteme of our realist times and relegating utopia to a mere dream while it seems more serious to talk about heterotopia. However, this definition of heterotopia is somehow heterosemous. Heterotopias can be understood both as dystopias and utopias. I want to read (or reread) Foucault’s work as utopian and non-heterotopic. One might think this forced rereading betrays the thought of Foucault that one would qualify as dystopian and non-counter-utopian. However, following his interpretation of Kant’s Was ist Aufklärung and his counter-actual reading of ancient Cynics lanterns (in 1984), we may reread Of other spaces not as an imprecise heterosemy but as a shift from the pessimism often attributed to Foucault to the courage of truth and the enthusiastic escape of humans from their minority status. Such a rereading of the critical pessimism of heterotopia is a creative invitation to a Cynic truth-telling, open to all eyes and ears, bringing its Enlightenment. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:37 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 nov. 2023 10:22:11 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L’éducation comme acte alèthurgique dans Émile ou de l’éducation de Rousseau</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=246</link>
      <description>Dans son cours au Collège de France publié en 2012, « Le gouvernement des vivants », Michel Foucault élabore la notion de « gouvernement par la vérité » en étudiant notamment la tragédie d’Œdipe qui lui pose le problème de la conjonction entre le pouvoir et le savoir, entre le gouvernement et la vérité que l’on sait. En partant des analyses de Foucault et du concept d’alèthurgie, on est frappé par la figure du gouverneur dans l’Émile ; il apparaît stricto sensu comme la condition de l’émergence de la vérité de la nature, de la vérité de ce qui convient aux êtres humains, de la vérité de ce que doit être leur éducation. Dans les termes de Foucault, le dire-vrai s’authentifie de sa vérité dans « cette identification entre celui qui parle et sa source, l’origine, la racine de la vérité ». Dans l’Émile, la vérité implique un sujet qui peut dire « je » et « moi-même » : c’est le gouverneur, dont la fonction est aléthurgique. Cet article analyse le processus de la transformation de celui qui a un pouvoir et qui devient celui qui sait, sans passer par le savoir lui-même. À la suite de Foucault, nous conceptualisons ce processus en termes d’alèthurgie, ce qui permet de poser le problème de l’exercice du pouvoir qui « implique quelque chose comme une tekhnê, comme un savoir, un savoir technique, un savoir-faire, qui autoriserait un apprentissage, un perfectionnement, des lois, des recettes, des manières de faire ». In his 2012 lectures at the College de France, The government of the living, Michel Foucault developed the concept “of government by the truth” through an analysis of the power relations in Sophocles’ Oedipus. Specifically, Foucault analysed the relation between power and knowledge, and between government and truth. In this paper, we discuss the relation between Foucault’s analysis and Rousseau’s novel Emile. Their relation may seem paradoxical: Foucault is concerned with truth, and Emile is fiction. However, considering the relation between Foucault and Emile in the light of the concept of alethurgia, the figure of the governor in Emile is striking: he appears to be the guarantor and the condition for the emergence of an idea of truth within the narrative – a truth which is natural, governs the activity of human beings and is deeply involved in the process of education. In Foucault’s words, truth-telling authenticates &quot;the identification between the speaker and its source, the origin, the root of the truth&quot;. In Emile, truth-telling involves a subject able to say &quot;I&quot; and &quot;myself&quot;; this subject is the governor, whose function is alethurgic. The paper discuss the transformation process of the person who has power and who becomes the one who knows, without going through the very process of knowledge acquisition. Following Foucault, we conceptualise this process in terms of alethurgia, allowing to understand the exercise of power, as it &quot;implies something of a tekhne as knowledge, technical knowledge, know-how, which allows learning, development, and the formation of laws, recipes, and ways of doing&quot;. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:30 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 nov. 2023 10:21:43 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Penser la résistance avec Foucault</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=240</link>
      <description>Pensant le rapport entre théorie et pratique, l’approche foucaldienne est irrémédiablement liée à une situation actuelle et elle saisit les figures de résistance aux différents caractères du savoir ou du pouvoir. Le sujet est englobé dans les effets de la société, mais il a la possibilité de réagir librement à partir de ces conditionnements. L’image d’une liberté est inévitablement présente dans cette pratique d’engagement, image non liée à un idéal mais une contre-conduite qui engage une résistance. Foucault développe cinq types de pratiques qui sont des formes multiples et diverses de la résistance : (1) La littérature apprend comment transgresser les totalisations d’un discours. (2) « L’intellectuel spécifique » a la tâche de réagir aux rapports existants entre savoir et pouvoir. (3) Le philosophe mène une contre-conduite pour dévoiler les exagérations du pouvoir dans le contexte qui le concerne. (4) « L’éthique minimale » du sujet qui contourne les jeux de vérité et affirme sa subjectivité en s’inventant lui-même, dans un rapport permanent aux relations de pouvoir. (5) Dans ses travaux tardifs, Foucault rend également possible une « autre » pratique philosophique, liée à la pratique. In Foucault’s work, the relationship between theory and practice is elaborated in relation to a current situation never disconnected from the forms of knowledge and power. The subject is conditioned by the effects of society, but with the freedom to react against these social constraints. In Foucault’s work, resistance is linked to the image of liberty, which is not seen as an ideal but as a form of “practice”. Foucault observes five different forms of such practices of resistance: (1) A form of transgression linked to literature and individual subjectivity. (2) The image of a “specific intellectual”, knowing how to link theory and practice by acting against the connection between knowledge and power. (3) The philosopher who has the duty to take part in “immediate” actions and to limit the exaggerations of power. (4) Foucault’s attempt to adopt an original and emancipatory “philosophical ethos” challenging individuals to assume a continuing task of self-transformation, defined as “a minimal ethics”. (5) In his late works, Foucault also notes the possibility of practicing “another” philosophy, linked to practice. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:22 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 nov. 2023 10:21:30 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Aveu et résistance</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=230</link>
      <description>L’aveu – adressé à un prêtre, à un psychologue ou à la personne que nous aimons – est l’objet central de cette relecture de Foucault dans la perspective d’une œuvre fondée sur la résistance. Au lieu de comprendre en un sens fataliste que nous sommes condamnés à être des « bêtes d’aveu », nous montrons que l’aveu, s’il suppose toujours la soumission à un certain pouvoir, est inséparablement l’occasion du surgissement d’un contre-pouvoir. Trois temps scandent cette étude : d’abord, l’importance de l’aveu dans l’histoire de la subjectivité occidentale, en suivant ses filiations généalogiques depuis la Grèce antique. Depuis l’aveu coupable d’Œdipe, notre subjectivité passe par le filtre sévère de l’aveu. Ensuite, une analyse de l’aveu, plus logique qu’historique, avec quatre concepts : le sujet, le pouvoir, le discours et la vérité. L’aveu est important chez Foucault car il tisse subtilement le discours de vérité, les relations de pouvoir et le sujet au statut complexe. Enfin, quelques pistes dégagent le sens des résistances possibles à l’aveu, dans le prolongement ou non des écrits de Foucault, mettant en lumière le caractère stratégique et non fataliste de l’aveu : la forme par laquelle je deviens un sujet m’incline fortement à la sujétion mais, indissociablement, elle me permet d’affirmer ma liberté dans un effort de subjectivation. Pourquoi et comment résister aux exigences protéiformes de l’aveu ? Confession – be it addressed to a priest, a psychologist or the person we love – is the main focus of this article, offering to reread Foucault’s work within the perspective of resistance. Moving away from the interpretation that we are fatally condemned to be “confession animals”, we show that confession is always both submission to authority and an opportunity for the emergence of a counter-power. We develop three arguments: first, the importance of confession in the history of Western subjectivity, since its genealogical affiliations in Ancient Greece. Since Oedipus’s confession of guilt, our subjectivity goes through the severe prism of confession. Secondly, a more logical than historical analysis of confession, with four key concepts: subject, power, discourse and truth. In the confession process, Foucault subtly interweaves truth-telling, power relations and the subject. Finally, we suggest ways of making sense of possible resistance to confession, following Foucault and other authors. We highlight the strategic and not fatalistic nature of confession: it transforms me into a subject and forces me to enslavement; however, it cannot be dissociated from an interplay in which my liberty asserts itself in an effort of subjectivation. Why and how to resist the multifaceted requirements of confession? </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:16 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 nov. 2023 10:21:20 +0100</lastBuildDate>
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      <title>La réinsertion : un dispositif post-disciplinaire</title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=216</link>
      <description>Cet article propose une analytique foucaldienne du dispositif pénal contemporain et de l’objectif de réinsertion. Réinsérer le condamné consiste à dépasser la forme disciplinaire du pouvoir de punir. D’une part, la critique de la discipline, critique politique, théorique et sociologique, est déjà engagée dans la légitimation d’un nouveau dispositif pénal de réinsertion. D’autre part, la mise en place effective et la réalité pratique de la politique de réinsertion consistent en la promotion des peines alternatives à la prison, évitant ainsi l’archétype disciplinaire. Il serait trop simple de considérer notre époque comme celle d’une pénalité univoque de réhabilitation, l’accroissement du nombre de détenus et le durcissement sécuritaire des lois pénales le rappellent constamment. Il faut différencier la discipline telle que Foucault la caractérisait et les techniques sécuritaires du champ pénal. L’enjeu sécuritaire et l’enjeu de réinsertion semblent faire bloc contre la discipline, du moins s’en distinguent, formant ensemble un dispositif logique et cohérent de traitement de l’illégalisme contemporain. Lié à la gouvernementalité néolibérale dont Foucault avait perçu l’avènement, ce dispositif pénal trouve une fonction positive fondamentale de formation d’un sujet adéquat à notre système économique. La réinsertion consiste en la production d’un certain type de liberté qui brouille la distinction classique foucaldienne entre assujettissement et subjectivation. Ce texte caractérise le dispositif de contrôle général dans lequel s’inscrit la réinsertion des condamnés, pour n’en faire ni l’apologie ni le blâme, mais pour en ressaisir la logique gouvernementale à l’œuvre et en préciser les enjeux. This article offers a Foucauldian analysis of the contemporary penal system and of rehabilitation policies. The objective of rehabilitation of convicts consists in overcoming the disciplinary form of the power to punish. On the one hand, the political, theoretical and sociological critique of discipline legitimates a new penal system of rehabilitation. On the other hand, the effective establishment and the practical reality of rehabilitation policies mainly promote alternative sentences to prison, avoiding the disciplinary archetype. However, it would be simplistic to consider our era as that of the univocal penal system of rehabilitation; the increase in the number of inmates and the harshening of security measures in criminal law remind us of that. We mark the difference between discipline, as characterized by Foucault, and the security techniques within the penal field. In that respect, security and rehabilitation issues seem to work together against discipline, or at least distinguish themselves from discipline in a similar manner. They form together a logical, coherent apparatus of management of illegalism. Connected to neoliberal governmentality, of which Foucault had seen the advent, this penal apparatus fulfills a fundamental and positive function: shaping a subject adequate to the economic system. Rehabilitation consists in that respect in the production of a certain kind of liberty that clouds the classical Foucauldian distinction between subjection and subjectification. This article seeks to characterize the general system of control in which the rehabilitation of convicts is inscribed, neither to praise nor to criticize it, but in order to pull together the contemporary governmental logic at work and understand its stakes. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:06 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 nov. 2023 10:20:56 +0100</lastBuildDate>
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