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    <title>Relire Michel Foucault</title>
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    <category domain="https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=65">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:46:57 +0100</pubDate>
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      <title>Avant-propos </title>
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      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:47:39 +0100</pubDate>
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      <title>Présentation </title>
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      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:47:52 +0100</pubDate>
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      <title>La réinsertion : un dispositif post-disciplinaire </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=216</link>
      <description>Cet article propose une analytique foucaldienne du dispositif pénal contemporain et de l’objectif de réinsertion. Réinsérer le condamné consiste à dépasser la forme disciplinaire du pouvoir de punir. D’une part, la critique de la discipline, critique politique, théorique et sociologique, est déjà engagée dans la légitimation d’un nouveau dispositif pénal de réinsertion. D’autre part, la mise en place effective et la réalité pratique de la politique de réinsertion consistent en la promotion des peines alternatives à la prison, évitant ainsi l’archétype disciplinaire. Il serait trop simple de considérer notre époque comme celle d’une pénalité univoque de réhabilitation, l’accroissement du nombre de détenus et le durcissement sécuritaire des lois pénales le rappellent constamment. Il faut différencier la discipline telle que Foucault la caractérisait et les techniques sécuritaires du champ pénal. L’enjeu sécuritaire et l’enjeu de réinsertion semblent faire bloc contre la discipline, du moins s’en distinguent, formant ensemble un dispositif logique et cohérent de traitement de l’illégalisme contemporain. Lié à la gouvernementalité néolibérale dont Foucault avait perçu l’avènement, ce dispositif pénal trouve une fonction positive fondamentale de formation d’un sujet adéquat à notre système économique. La réinsertion consiste en la production d’un certain type de liberté qui brouille la distinction classique foucaldienne entre assujettissement et subjectivation. Ce texte caractérise le dispositif de contrôle général dans lequel s’inscrit la réinsertion des condamnés, pour n’en faire ni l’apologie ni le blâme, mais pour en ressaisir la logique gouvernementale à l’œuvre et en préciser les enjeux. This article offers a Foucauldian analysis of the contemporary penal system and of rehabilitation policies. The objective of rehabilitation of convicts consists in overcoming the disciplinary form of the power to punish. On the one hand, the political, theoretical and sociological critique of discipline legitimates a new penal system of rehabilitation. On the other hand, the effective establishment and the practical reality of rehabilitation policies mainly promote alternative sentences to prison, avoiding the disciplinary archetype. However, it would be simplistic to consider our era as that of the univocal penal system of rehabilitation; the increase in the number of inmates and the harshening of security measures in criminal law remind us of that. We mark the difference between discipline, as characterized by Foucault, and the security techniques within the penal field. In that respect, security and rehabilitation issues seem to work together against discipline, or at least distinguish themselves from discipline in a similar manner. They form together a logical, coherent apparatus of management of illegalism. Connected to neoliberal governmentality, of which Foucault had seen the advent, this penal apparatus fulfills a fundamental and positive function: shaping a subject adequate to the economic system. Rehabilitation consists in that respect in the production of a certain kind of liberty that clouds the classical Foucauldian distinction between subjection and subjectification. This article seeks to characterize the general system of control in which the rehabilitation of convicts is inscribed, neither to praise nor to criticize it, but in order to pull together the contemporary governmental logic at work and understand its stakes. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:06 +0100</pubDate>
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      <title>Aveu et résistance </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=230</link>
      <description>L’aveu – adressé à un prêtre, à un psychologue ou à la personne que nous aimons – est l’objet central de cette relecture de Foucault dans la perspective d’une œuvre fondée sur la résistance. Au lieu de comprendre en un sens fataliste que nous sommes condamnés à être des « bêtes d’aveu », nous montrons que l’aveu, s’il suppose toujours la soumission à un certain pouvoir, est inséparablement l’occasion du surgissement d’un contre-pouvoir. Trois temps scandent cette étude : d’abord, l’importance de l’aveu dans l’histoire de la subjectivité occidentale, en suivant ses filiations généalogiques depuis la Grèce antique. Depuis l’aveu coupable d’Œdipe, notre subjectivité passe par le filtre sévère de l’aveu. Ensuite, une analyse de l’aveu, plus logique qu’historique, avec quatre concepts : le sujet, le pouvoir, le discours et la vérité. L’aveu est important chez Foucault car il tisse subtilement le discours de vérité, les relations de pouvoir et le sujet au statut complexe. Enfin, quelques pistes dégagent le sens des résistances possibles à l’aveu, dans le prolongement ou non des écrits de Foucault, mettant en lumière le caractère stratégique et non fataliste de l’aveu : la forme par laquelle je deviens un sujet m’incline fortement à la sujétion mais, indissociablement, elle me permet d’affirmer ma liberté dans un effort de subjectivation. Pourquoi et comment résister aux exigences protéiformes de l’aveu ? Confession – be it addressed to a priest, a psychologist or the person we love – is the main focus of this article, offering to reread Foucault’s work within the perspective of resistance. Moving away from the interpretation that we are fatally condemned to be “confession animals”, we show that confession is always both submission to authority and an opportunity for the emergence of a counter-power. We develop three arguments: first, the importance of confession in the history of Western subjectivity, since its genealogical affiliations in Ancient Greece. Since Oedipus’s confession of guilt, our subjectivity goes through the severe prism of confession. Secondly, a more logical than historical analysis of confession, with four key concepts: subject, power, discourse and truth. In the confession process, Foucault subtly interweaves truth-telling, power relations and the subject. Finally, we suggest ways of making sense of possible resistance to confession, following Foucault and other authors. We highlight the strategic and not fatalistic nature of confession: it transforms me into a subject and forces me to enslavement; however, it cannot be dissociated from an interplay in which my liberty asserts itself in an effort of subjectivation. Why and how to resist the multifaceted requirements of confession? </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:16 +0100</pubDate>
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      <title>Penser la résistance avec Foucault </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=240</link>
      <description>Pensant le rapport entre théorie et pratique, l’approche foucaldienne est irrémédiablement liée à une situation actuelle et elle saisit les figures de résistance aux différents caractères du savoir ou du pouvoir. Le sujet est englobé dans les effets de la société, mais il a la possibilité de réagir librement à partir de ces conditionnements. L’image d’une liberté est inévitablement présente dans cette pratique d’engagement, image non liée à un idéal mais une contre-conduite qui engage une résistance. Foucault développe cinq types de pratiques qui sont des formes multiples et diverses de la résistance : (1) La littérature apprend comment transgresser les totalisations d’un discours. (2) « L’intellectuel spécifique » a la tâche de réagir aux rapports existants entre savoir et pouvoir. (3) Le philosophe mène une contre-conduite pour dévoiler les exagérations du pouvoir dans le contexte qui le concerne. (4) « L’éthique minimale » du sujet qui contourne les jeux de vérité et affirme sa subjectivité en s’inventant lui-même, dans un rapport permanent aux relations de pouvoir. (5) Dans ses travaux tardifs, Foucault rend également possible une « autre » pratique philosophique, liée à la pratique. In Foucault’s work, the relationship between theory and practice is elaborated in relation to a current situation never disconnected from the forms of knowledge and power. The subject is conditioned by the effects of society, but with the freedom to react against these social constraints. In Foucault’s work, resistance is linked to the image of liberty, which is not seen as an ideal but as a form of “practice”. Foucault observes five different forms of such practices of resistance: (1) A form of transgression linked to literature and individual subjectivity. (2) The image of a “specific intellectual”, knowing how to link theory and practice by acting against the connection between knowledge and power. (3) The philosopher who has the duty to take part in “immediate” actions and to limit the exaggerations of power. (4) Foucault’s attempt to adopt an original and emancipatory “philosophical ethos” challenging individuals to assume a continuing task of self-transformation, defined as “a minimal ethics”. (5) In his late works, Foucault also notes the possibility of practicing “another” philosophy, linked to practice. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:22 +0100</pubDate>
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      <title>L’éducation comme acte alèthurgique dans Émile ou de l’éducation de Rousseau </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=246</link>
      <description>Dans son cours au Collège de France publié en 2012, « Le gouvernement des vivants », Michel Foucault élabore la notion de « gouvernement par la vérité » en étudiant notamment la tragédie d’Œdipe qui lui pose le problème de la conjonction entre le pouvoir et le savoir, entre le gouvernement et la vérité que l’on sait. En partant des analyses de Foucault et du concept d’alèthurgie, on est frappé par la figure du gouverneur dans l’Émile ; il apparaît stricto sensu comme la condition de l’émergence de la vérité de la nature, de la vérité de ce qui convient aux êtres humains, de la vérité de ce que doit être leur éducation. Dans les termes de Foucault, le dire-vrai s’authentifie de sa vérité dans « cette identification entre celui qui parle et sa source, l’origine, la racine de la vérité ». Dans l’Émile, la vérité implique un sujet qui peut dire « je » et « moi-même » : c’est le gouverneur, dont la fonction est aléthurgique. Cet article analyse le processus de la transformation de celui qui a un pouvoir et qui devient celui qui sait, sans passer par le savoir lui-même. À la suite de Foucault, nous conceptualisons ce processus en termes d’alèthurgie, ce qui permet de poser le problème de l’exercice du pouvoir qui « implique quelque chose comme une tekhnê, comme un savoir, un savoir technique, un savoir-faire, qui autoriserait un apprentissage, un perfectionnement, des lois, des recettes, des manières de faire ». In his 2012 lectures at the College de France, The government of the living, Michel Foucault developed the concept “of government by the truth” through an analysis of the power relations in Sophocles’ Oedipus. Specifically, Foucault analysed the relation between power and knowledge, and between government and truth. In this paper, we discuss the relation between Foucault’s analysis and Rousseau’s novel Emile. Their relation may seem paradoxical: Foucault is concerned with truth, and Emile is fiction. However, considering the relation between Foucault and Emile in the light of the concept of alethurgia, the figure of the governor in Emile is striking: he appears to be the guarantor and the condition for the emergence of an idea of truth within the narrative – a truth which is natural, governs the activity of human beings and is deeply involved in the process of education. In Foucault’s words, truth-telling authenticates &quot;the identification between the speaker and its source, the origin, the root of the truth&quot;. In Emile, truth-telling involves a subject able to say &quot;I&quot; and &quot;myself&quot;; this subject is the governor, whose function is alethurgic. The paper discuss the transformation process of the person who has power and who becomes the one who knows, without going through the very process of knowledge acquisition. Following Foucault, we conceptualise this process in terms of alethurgia, allowing to understand the exercise of power, as it &quot;implies something of a tekhne as knowledge, technical knowledge, know-how, which allows learning, development, and the formation of laws, recipes, and ways of doing&quot;. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:30 +0100</pubDate>
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      <title>1984, Foucault, Contre-hétérotopie </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=256</link>
      <description>Au printemps 1984, peu avant sa disparition, Foucault autorisa la publication d’une conférence de 1967, intitulée Des espaces autres, dans laquelle il conceptualise l’hétérotopie : une « utopie concrète » répondant à l’épistémè de notre époque réaliste et sérieuse, reléguant l’utopie au statut de rêverie simpliste. Mais cette définition de l’hétérotopie est en quelque sorte hétérosémique. À la première lecture, les hétérotopies sont tantôt des anti-utopies, tantôt des utopies. Je veux lire (ou relire) l’œuvre de Foucault comme une contre-utopie utopique et non comme une anti-utopie. On pourrait objecter que cette relecture forcée trahit la pensée foucaldienne, dystopique et non contre-utopique. Pourtant, à la lumière de son interprétation de Was ist Aufklärung de Kant et de sa lecture non-actuelle des lanternes cyniques antiques (achevée en 1984), je veux essayer de relire « Des espaces autres » non comme une hétérosémie imprécise mais comme une navigation vers la transformation du pessimisme caricaturalement prêté à Foucault en un courage de la vérité enthousiaste sortant les hommes de leur état de minorité. Cette relecture de la pessimiste hétérotopie en scandale volontaire contre-hétérotopique est une invitation créatrice au dire-vrai cynique laissant tout voir et tout entendre et apportant ses Lumières. In Spring 1984, a few months before his death, Foucault authorized the publication of a 1967 conference entitled Of other spaces, in which he defines heterotopia as a “concrete utopia” in response to the episteme of our realist times and relegating utopia to a mere dream while it seems more serious to talk about heterotopia. However, this definition of heterotopia is somehow heterosemous. Heterotopias can be understood both as dystopias and utopias. I want to read (or reread) Foucault’s work as utopian and non-heterotopic. One might think this forced rereading betrays the thought of Foucault that one would qualify as dystopian and non-counter-utopian. However, following his interpretation of Kant’s Was ist Aufklärung and his counter-actual reading of ancient Cynics lanterns (in 1984), we may reread Of other spaces not as an imprecise heterosemy but as a shift from the pessimism often attributed to Foucault to the courage of truth and the enthusiastic escape of humans from their minority status. Such a rereading of the critical pessimism of heterotopia is a creative invitation to a Cynic truth-telling, open to all eyes and ears, bringing its Enlightenment. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:48:37 +0100</pubDate>
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      <title>Histoire et histoires : ajustement biographique et mythe personnel </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=270</link>
      <description>Cet article propose une présentation du concept de « mythe personnel » développé par le psychologue américain D. McAdams. Très peu connu en France, ce concept offre un cadre interprétatif pour modéliser les ressources internes dont disposent les individus. Cela afin de faire face à une crise ou à une rupture dans l’histoire de vie. Issue de la psychologie du développement anglo-saxonne, ce concept prolonge les travaux liés aux histoires de vie, en y apportant des compléments relatifs aux affects, aux émotions et aux dimensions non-verbales de la construction de l’histoire des individus. La thèse défendue par McAdams est qu’en certaines occasions, lorsque l’histoire construite par un individu est ébranlée par de nouvelles expériences qui peuvent aller jusqu’à désorganiser la représentation des précédentes, l’individu peut faire appel dans sa mémoire à quelques mots isolés, à des images plus ou moins organisées par un thème, ou à des récits proches de sensations corporelles. Ces représentations peuvent unir leurs singularités pour donner à l’existence un sentiment d’unité. En organisant la mise en résonance de différents niveaux de souvenirs verbaux, affectifs et émotionnels, le mythe personnel constitue une modélisation du passé, des évènements présents et de la projection dans l’avenir. Il est ainsi une histoire qui continue à être révisée, ayant pour fonction d’alimenter la vie en significations, unité et finalités. En cela, dans une certaine mesure, la révision de son mythe personnel peut donner un autre sens à l’origine du changement ou du maintien d’une trajectoire de vie, en y apportant une cohérence symbolique globale. Pour illustrer les perspectives qu’ouvre ce concept, nous évoquerons tout particulièrement l’engagement d’une recherche sur la reconversion professionnelle des militaires, qui en voie de devenir des quidams, doivent déposer uniforme et arme, et abandonner leur statut de héros potentiel, au profit d’une vie professionnelle beaucoup plus ordinaire. This article presents the concept of “personal myth”, developed by the American psychologist D. McAdams. Although not widely known in France, this concept provides an interpretative framework with which to model the internal resources used by individuals to cope with a crisis or disruption in their life story. The concept is a product of Anglo-Saxon developmental psychology and extends the work about life stories by bringing new aspects to the feelings, emotions and non-verbal dimensions of the construction of individuals’ stories. The position taken by McAdams is that, on certain occasions, when the story constructed by an individual is shaken by new experiences, which could even disrupt the representation of earlier ones, the individual may recall in his or her memory some isolated words, some images more or less organized by theme or some narratives close to bodily feelings. These representations can be joined together by their own singularities in order to bring a sense of unity to existence. By organizing the harmonization of different levels of verbal, affective and emotional memories, the personal myth constitutes a model for the past, the present and the projection into the future. Thus, it is a story under continuous revision intended to nourish life with meaning, cohesion and purpose. Hence, to some extent, the review process of one’s personal myth may give another meaning to the origin of change or the preservation of a life path, therefore bringing a global symbolic coherence. We will illustrate the perspectives disclosed by this concept by using the early findings of research conducted on the occupational retraining of soldiers. By becoming “ordinary persons”, these subjects are compelled to lay down their arms and take off their uniforms and therefore abandon their status of potential heroes, to enter a much more ordinary professional life. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:49:27 +0100</pubDate>
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      <title>Les bébés dits « grands prématurés » sont-ils un symptôme de la modernité ? </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=282</link>
      <description>Depuis une vingtaine d’années, le nombre d’enfants nés avant terme n’a cessé d’augmenter en France et dans le monde. En France, il représente aujourd’hui 7 % des naissances. Or, l’augmentation de la prématurité est principalement liée aux nouvelles méthodes de procréation. Comment pouvons-nous penser ce paradoxe de la modernité ? Bien que l’Organisation Mondiale de la Santé situe la limite de réanimation à un terme de 22 semaines d’aménorrhées (SA) ou à un poids de 500 grammes, la majorité des centres français et européens ne réanime pas les bébés en dessous de 25 SA, en raison des risques très élevés de séquelles. Un bébé d’environ 22 centimètres et pesant 700 grammes peut donc être réanimé. Ladite « grande prématurité » nous plonge au cœur des questions éthiques que pose la réanimation néonatale. Les progrès de la science permettent de réanimer et de prendre en charge de plus en plus tôt un bébé. Mais qu’en est-il de la « réanimation » des rêveries maternelles, nécessaires à la construction d’un espace psychique fiable pour le bébé à venir, alors suspendues par le traumatisme de cette naissance prématurée ? Quels effets peuvent être repérés au niveau des processus psychiques inconscients chez ces femmes devenues mères « trop tôt » ? Quels peuvent être les impacts de cette prise en charge médicale et de ces longs mois d’hospitalisation dans la construction du processus de « maternalité » ? La blessure narcissique, le sentiment d’incompétence et de culpabilité de ces femmes de n’avoir pu mener leur grossesse à terme entrent alors en résonance avec l’illusion de maîtrise et de toute puissance de la science. Après avoir analysé comment la communauté scientifique et médicale tente de border le « réel » de la prématurité, nous essaierons d’entendre l’impact que peut avoir le discours médical sur le vécu psychique de femmes enceintes hospitalisées pour menace d’accouchement prématuré rencontrées dans un service de grossesses dites « à risques ». Enfin, quelques éléments théoriques seront amenés pour penser cette clinique. For the last twenty years, the number of premature babies has been increasing in France and in the world. In France they represent 7% of births today. Considering that this increase in preterm birth is mainly due to advanced methods of procreation. This modern paradox needs to be considered. Although the World Health Organization has set the resuscitation limit to 22 weeks of amenorrhea or 500 grams of weight, the majority of French and European health centres do not resuscitate babies below 25 weeks of amenorrhea because of the very high risk of adverse consequences. A new-born who is almost 22 centimetres and weighs 700 grams can therefore be resuscitated. Extreme preterm birth leads to ethical concerns regarding neonatal reanimation. Scientific progress continuously expands the limits of resuscitation and medical intervention on new-born babies. But who takes care of the “reanimation” of maternal fantasies which are necessary for the creation of a reliable psychic space for the baby? Indeed maternal fantasies can be impeded by the trauma of a very preterm birth. What is the impact on the motherhood process when a woman becomes a mother “too soon” and when she is separated from her baby because of medical care? The narcissistic wound, feeling of incompetence and culpability of these women not being able to carry their pregnancies to term resonates with the illusion of control and of science’s omnipotence. After an analysis of the scientific and medical community’s attempt to elaborate the “real” of prematurity, we will examine the impact of medical discourse on the subjective lives of pregnant women hospitalised for premature delivery. Finally some theoretical concepts will be confronted to help think the clinic of extreme preterm birth. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:49:33 +0100</pubDate>
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      <title>La représentation sociale du père en Colombie </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=294</link>
      <description>L’article suivant est le résultat d’une première partie de notre travail de thèse qui porte sur la maltraitance des enfants et la transmission de la fonction paternelle. Nous nous intéressons plus particulièrement aux situations de maltraitances des enfants inscrits dans des familles où ces situations se sont répétées de génération en génération. Nous avons réalisé une étude bibliographique et une série d’entretiens semi-directifs avec trois familles accueillies par l’Institut Colombien de bien-être familial (ICBF) de la ville de Salamina et cinq professionnels de ce même institut. De cette analyse, il ressort que certains éléments de la représentation du père depuis la formation historique de la Colombie se perpétuent encore aujourd’hui, dont notamment l’image d’un père autoritaire, voire terrorisant, et non digne de confiance. Nous partageons nos réflexions et questions concernant la relation entre les fonctions et caractéristiques attribuées au père depuis l’époque de la colonisation et la représentation du père qui se dégage de nos entretiens. This article is the result of a first part of our doctoral research work on child abuse and transmission of the paternal function. We are particularly interested in cases of abuse of children in families where these situations are recurrent from generation to generation. We carried out a literature review and a series of semi-structured interviews with three families hosted by the Colombian Institute of Family Welfare (ICBF) of Salamina city and five professionals of the same institute. From this analysis, we found out that some elements of the social representation of the father were still prevalent today, including an authoritative figure, inspiring terror, and not worth of trust. We share our thoughts and questions about the relationship between the functions and characteristics attributed to the father from the time of colonization and the representation of the father that emerges from our interviews. </description>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:49:38 +0100</pubDate>
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      <title>Devenir chercheur. Écrire une thèse en sciences sociales1 [compte rendu] </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=309</link>
      <pubDate>mar., 09 nov. 2021 14:49:57 +0100</pubDate>
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