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    <title>Conflits et malentendus culturels</title>
    <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=150</link>
    <category domain="https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=65">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:45:51 +0100</pubDate>
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      <title>Avant-propos </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=151</link>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:46:38 +0100</pubDate>
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      <title>Présentation </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=155</link>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:46:49 +0100</pubDate>
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      <title>Conflictualités et figures de la maltraitance : quelle approche des situations de violence ? </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=157</link>
      <description>La lutte contre les maltraitances est une préoccupation majeure dans le secteur sanitaire, et médico-social. Les représentations et les imaginaires de la violence et de la maltraitance sont multiples et autorisent des réinterprétations. Dans cette tension, les professionnels s’interrogent pratiquement : « à partir de quand devient-on maltraitant ? ». Des pratiques de négociation sont nécessaires.Les professionnels élaborent une « zone de tolérance partagée », ou espace d’autorégulation. Les pratiques professionnelles considérées comme « limites » ou « maltraitantes » reçoivent un traitement spécifique à partir de seuils implicites de gravité. Ce processus de justification autorise une réinterprétation du sens donné à la situation pour la rendre moralement acceptable et conforme aux codes éthiques.Les dimensions subjective et imaginaire interviennent dans la définition de ce qui est maltraitant et de ce qui ne l’est pas. Les dynamiques de violence en situation interviennent dans la construction et le déroulement de l’interaction. La situation joue un rôle dans l’analyse des systèmes de relations, de la subjectivité des acteurs et de la manière dont ils perçoivent la situation ou les émotions engagées. La définition de la violence varie selon les situations, les individus en présence et les circonstances de l’interaction. The fight against abuse is a major concern within health and medico-social sectors. The representations and social imaginaries of violence and abuse are legion and their vagueness allows for multiple interpretations. From this tension, professionals are faced with the issue: “when does one become abusive?” Finding common grounds of understanding is of utmost importance.Professionals develop a “zone of shared tolerance”, i.e. a space of self-regulation, before any reporting. “Abusive” or “border line” professional practices receive a specific treatment from implicit severity thresholds. This justification process redefines the meaning of a situation and makes it morally acceptable and in accordance with ethical codes.Subjective and imaginary dimensions are involved in the definition of what is abusive and what is not. The dynamics of violence in situations articulates the various dimensions involved in the interaction. In the situation, the systems of relationships, the actors subjectivity, their perceptions of the situation or their emotions are deeply intertwined. The definition of violence is different according to situations, actors and the circumstances of the interaction. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:46:56 +0100</pubDate>
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      <title>Les relations entre soignants et soignés sans-abri à Strasbourg : entre négociation, adaptation mutuelle et conflits ouverts </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=159</link>
      <description>Après quelques temps passés dans la rue, les personnes sans-abri développent des logiques d’action particulières qui découlent de leur besoin de survivre dehors. Ces conditions de vie aboutissent généralement à un état de santé très dégradé. Pourtant, on observe des situations de refus de soins, où la personne sans-domicile explique ne pas vouloir consulter de médecin ou se rendre à l’hôpital, voire même où elle s’oppose aux soins qui lui sont proposés et dont elle aurait besoin. Parallèlement, il se produit parfois qu’une personne sans-abri soit renvoyée de l’hôpital ou du cabinet médical, souvent pour des raisons de manque d’hygiène, de comportement agressif ou inadapté, alors qu’elle cherchait à s’y faire soigner.L’analyse des interactions entre personnels de santé et soignés sans-domicile met en évidence que les logiques d’action de ces deux groupes sont très éloignées. Leurs valeurs divergent également : ils n’ont pas le même rapport au corps, à la santé et au pathologique, ce qui produit d’importants malentendus et de nombreuses incompréhensions.Pourtant, ils mettent en place des compromis, grâce à des adaptations mutuelles et des négociations constantes. Le personnel de santé recherche une relation basée sur la confiance, tout en gardant une certaine distance afin que chacun soit protégé au cours de ses interactions. Les soignés acceptent ainsi plus facilement de dévoiler leurs souffrances, leurs difficultés, leurs corps. Les soignants, quant à eux, s’impliquent moins personnellement dans les échanges, en endossant le rôle de médecin ou d’infirmier.Ils réussissent ainsi à supporter les souffrances auxquelles ils doivent faire face. Les vulnérabilités respectives de ces deux groupes sont importantes. Elles sont à l’origine des situations extrêmes évoquées plus haut. Les négociations, compromis et adaptations mutuelles sont autant de moyens d’atteindre une meilleure prise en charge médicale. After living in the streets without a regular dwelling, the homeless population develop particular modes of behaviour resulting from survival needs. Their living conditions can adversely affect their health, but they sometimes reject healthcare. In certain situations, homeless people may refuse to go to the hospital or see a physician despite their need for proper medical care. They may also decline the assistance they are offered, however much they need it. Likewise, healthcare can be denied to them at hospitals or private practices, which is often due to their lack of hygiene, aggressive or inappropriate behaviour.Analysing the interactions between healthcare workers and the homeless population show how different their respective logics of action are. They also have different values: their perceptions of health, illness and body image differ, which can be the cause of many misunderstandings.Nevertheless, both sides make compromises through negotiations and mutual adaptation. Healthcare workers aim at creating a relationship based on confidence and manage to keep some distance in order to face any type of situation or suffering by taking on the role of a doctor or a nurse. The homeless thus accept more easily to part with their pain, difficulties and body.This way, human vulnerability and personal integrity are respected on both parts, and a quality healthcare can be delivered. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:47:05 +0100</pubDate>
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      <title>Entre répression et soin : deux dynamiques conflictuelles dans la prise en charge des usagers de drogue </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=161</link>
      <description>Cet article analyse les dynamiques conflictuelles liées à la prise en charge des usagers de drogue. La loi française du 31 décembre 1970, relative aux mesures sanitaires de lutte contre les toxicomanies, prévoit le renforcement de la répression de l’usage et du trafic de drogues, mais aussi l’injonction thérapeutique qui permet aux auteurs d’infractions liées aux stupéfiants (ILS) de se faire soigner. L’hypocrisie de cette loi est dénoncée par de nombreux spécialistes de la question, car elle condamne une population fortement stigmatisée.L’échec de la prohibition (développement des mafias et de la délinquance, nombre d’overdoses et de contaminations par le syndrome d’immunodéficience acquise, recul des libertés individuelles) et l’émergence d’associations militant pour la défense des droits des usagers de drogue, ont abouti, dans les années 1990, à une politique dite de réduction des risques.« L’idéal normatif d’une société sans drogues » (Kokoreff) fait place à une approche pragmatique : de l’abstinence vers la reprise de contrôle de la personne sur le produit dont elle est dépendante. Soigner devient un accompagnement vers une réinsertion et une meilleure estime de soi, hors du monde de la drogue. Les procédures de soin sont restrictives et contrôlées, en raison de la place ambiguë des médicaments de substitution (Subutex® et Méthadone) : ces dérivés d’opiacé entraînent eux-mêmes une forte dépendance. La différence entre médicament et drogue est ainsi questionnée. This paper analyzes the conflicting dynamics of medical care offered to drugs users. The French law of 31st December 1970, related to sanitary measures to combat drug addiction, reinforced repression of drugs use and trafficking. It provides for involuntary treatment: i.e. medical advice and help. The hypocrisy of this law is criticized by a number of specialists as it condemns an already stigmatized population.The failure of prohibition (development of mafia, proliferation of delinquency, overdose and HIV transmission, limitation of civil liberties) and the emergence of activist associations of drugs users, led to some adjustments in the 1990s and the introduction of a harm reduction policy.&quot;The normative ideal of a society without drugs&quot; (Kokoreff) gives way to a more pragmatic approach. The objectives of drug treatment programs depart from abstinence to aim at the recovery of drug user’s self-control on drug consumption. Treatment means caring for, instead of curing. It is about accompanying drug users towards rehabiliation and a better self-esteem. However, medical care remains restrictive and under control, as medication—Subutex® and Methadone—are opiate products causing physical dependence. The distinction between cure and drug is thus interrogated. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:47:14 +0100</pubDate>
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      <title>Être jeune diplômé et allocataire du Revenu de Solidarité Active (RSA) : des modes de vie entre dynamiques conflictuelles et négociations </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=163</link>
      <description>Cette réflexion s’inscrit dans une recherche doctorale sur les processus conflictuels de socialisation et de singularisation des jeunes diplômés allocataires qui ont recours au revenu de solidarité active (RSA) résidants dans le département du Bas-Rhin (France). Il existe des tensions relationnelles entre cette population et leur famille, leurs amis, leur conjoint, ou avec les professionnels du dispositif de revenu de solidarité active (RSA). Leur propre identité sociale est également en question. Ces tensions sociales sont liées, en partie, à la position des jeunes diplômés vis-à-vis du monde salarial et du système de protection sociale. Ces dynamiques conflictuelles sont également associées à la place que ces jeunes diplômés accordent à l’emploi ou bien à des activités sociales alternatives dans leur vie quotidienne. Ces processus appellent, de la part des jeunes diplômés allocataires du revenu de solidarité active (RSA), des réponses sociales négociées afin de construire des modes de vies adéquats à leurs désirs et à leurs aspirations existentielles. This paper is part of a doctoral research project on the conflicting processes of socialization and differentiation among young graduates recipient of the Active Solidarity Benefit (RSA) in the Department (County) of Bas-Rhin (France). Relational tensions appear between the recipients and their families, friends, partners or with social workers in charge of administrating the RSA. Their own social identities are under pressure. These social tensions are related, in part, to the positioning of these young graduates in regard to the working environment and the welfare system. These conflicting dynamics are also associated with the values these young graduates attribute to employment or to alternative social activities in their daily lives. These RSA young graduates recipients call for negotiated social responses in order to build lifestyles appropriate to their desires and existential aspirations. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:47:21 +0100</pubDate>
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      <title>Processus interculturels dans les zones frontalières exposées aux flux migratoires : malentendus culturels et urgence </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=165</link>
      <description>Dans l’échange interculturel, les éléments immatériels de la culture (valeurs, codes de comportement, traditions, croyances, etc.) posent de sérieux problèmes : les différences qu’ils engendrent sont invisibles et génèrent des malentendus culturels. Ceux-ci se manifestent dans l’expression orale, mais ils se cachent souvent dans un regard, un silence, un geste banal en apparence, mais susceptible de susciter un état de gêne chez autrui.Les malentendus culturels constituent un problème majeur dans les services d’assistance psycho-médicale aux migrants, car ils s’ajoutent à d’autres facteurs d’ordre psycho-social, compliquant l’annonce et la compréhension de leur malaise. C’est dramatiquement vrai dans les zones frontalières exposées aux flux migratoires. L’urgence d’une identification claire et rapide des besoins psycho-physiques des migrants, les conditions précaires de la « traversée », le traumatisme émotionnel de leur plongée dans la diversité et leur état de confusion mentale, voire d’anxiété et d’agressivité, sont tous des obstacles qui risquent de compromettre le processus de communication interculturelle.Les contextes d’urgence posent des défis de communication additionnels. Le cas concret d’un malentendu culturel avec un jeune migrant nigérien arrivé dans la petite île italienne de Lampedusa en 2011 le confirme. Ce cas permet de proposer une approche plus ample et intégrée du phénomène de la crise migratoire. Cette approche est attentive à l’état psycho-physique du migrant et aux éléments culturels dont il est porteur. Il faut les reconnaître et les accepter pour parvenir à une compréhension mutuelle approfondie et apporter une réponse adaptée aux besoins des migrants. In intercultural exchange, immaterial elements of culture (values, codes of behaviour, traditions and beliefs, etc.) give birth to major problems: they produce differences that are invisible but engender cultural misunderstandings. These usually arise through verbal expression, but they are often hidden in a glance, a silence, a simple gesture which, despite its ordinary appearance, may be the cause of a disturbing feeling for other persons.Cultural misunderstandings may have a tremendous impact on services dedicated to migrants’ psychological and physical health. They add further obstacles to migrants’ psychosocial conditions and they make the expression and understanding of their needs more difficult. This is dramatically true in border areas highly exposed to migration flows. An urgent intervention requires a rapid and clear identification of their problems. The unsafe conditions of their long journey and their first and distressing confrontation with diversity, as well as their mental bewilderment, or even anxiety and hostility, all are obstacles to an intercultural communication process.In such critical contexts, intercultural communication faces further challenges, as shown by the real case of a cultural misunderstanding with a young Nigerien migrant, in the small Italian island of Lampedusa in 2011. This case also gives the opportunity to introduce a wider and more integrated approach on how to manage migration crises. This approach aims at considering both migrants’ psycho-physical conditions and their cultural elements rooted in their behaviors. They need to be acknowledged and addressed before reaching a deep mutual understanding and providing a suitable answer to their needs. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:47:30 +0100</pubDate>
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      <title>Les malentendus culturels au sein des Jeux de la Francophonie </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=168</link>
      <description>Organisés en deux principaux volets (sportif et culturel), les jeux de la francophonie offrent aux pays de l’espace francophone, en particulier, un moment d’échange et de confrontation avec l’altérité. C’est en ce sens qu’ils se définissent comme la « voix de la diversité ». Cette rencontre avec les cultures particulières de chaque pays se fait-elle sans confusions, sans dissensions, et sans désaccords, autrement dit sans malentendus ?Le présent article découle d’une étude consacrée à la place des pratiques corporelles traditionnelles africaines aux jeux de la francophonie. En examinant près de 90 vidéos (de trois minutes chacune) des différentes éditions des jeux de la francophonie (de 1989 à 2009), nous avons mis un accent particulier sur le volet culturel de ces jeux. Ainsi, après une observation minutieuse du volet culturel, nous nous sommes rendu compte de certains malentendus culturels « latents » qui existent au sein des jeux de la francophonie. On peut alors se demander pourquoi des malentendus culturels au sein d’une institution qui prône la diversité surviennent.C’est à travers une analyse sociohistorique et socio-anthropologique que nous découvrons les limites des mises en confrontation des cultures différentes des pays prenant part à ces jeux. Par conséquent, l’étude révèle les limites de compétitivité des cultures. Car il est difficile de mettre en compétition des pratiques culturelles qui n’ont pas les mêmes signifiants et les mêmes finalités. Il en résulte donc au sein de ces jeux une forme de compétitivité politico-subjective des cultures. Organised around two main areas (sports and culture), the Francophone games offer to all countries of the Francophonie, and few others, a platform for exchanging and competing with each other. This is why they are defined as the « voice of diversity ». Does this encounter with the specific cultures of each country happen without any confusions, dissensions or disagreements? In other words, does it happen without any misunderstandings?This article stems from a study devoted to the investigation of African traditional physical practices during the Francophone games. We examined almost 90 videos (of 3 minutes each) of its different editions (from 1989 to 2009) and focused on the cultural section. After a meticulous observation, we came across some underlying cultural misunderstandings within the Francophone games. How can such misunderstandings exist in an institution that advocates diversity?The limits to the competiveness of the cultures of the different countries involved in the games can be uncovered through a socio-historical and socio-anthropological analysis. This study thus reveals the limits to the confrontation of cultures. For, it is difficult for cultural practices that do not have the same signifiers and aims to compete with one another. This results in a form of politico-subjective competiveness of these cultures within the Francophone games. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:47:55 +0100</pubDate>
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      <title>En quête de l’original. Une approche historiographique des peintures murales de la chapelle basse de la collégiale de Saint-Bonnet-le-Château (Loire, France) </title>
      <link>https://www.ouvroir.fr/strathese/index.php?id=170</link>
      <description>À partir du 19e siècle, des travaux de restauration des églises ont été entrepris un peu partout en France. La « restauration » n’incluait pas toujours la notion de « conservation », comme de nos jours. Les objets ont souvent subi des altérations et même des modifications de style, en raison des retouches picturales apposées postérieurement, résultat inévitable d’un malentendu culturel. Cet article examine l’état de conservation et de restauration des peintures murales de la chapelle basse de la collégiale de Saint-Bonnet-le-Château (Loire, France). L’approche historique montre comment la distinction entre les parties originales et les parties restaurées a fini par s’imposer.Les peintures murales de cette chapelle basse, du début du 15e siècle, ont subi plusieurs interventions au cours des derniers siècles. La première restauration (1877-1878) est de Lucien Bégule. Des textes et photos indiquent qu’il a adopté une attitude respectueuse des peintures d’origine. La seconde restauration (1924-1925) par Louis-Joseph Yperman, a également évité les excès. Toutefois, ces restaurateurs ont apposé des retouches picturales directement sur la couche originale. Ce procédé n’est plus accepté aujourd’hui, mais des traces de ces opérations subsistent encore sur certains murs.Au milieu du 20e siècle, les fondements de la restauration ont beaucoup évolué. Dans le souci de conserver l’état original des œuvres, trois principes ont guidé les travaux modernes : la réversibilité, la visibilité des actions effectuées et l’intervention minimale. Au cours de la troisième restauration (1959), Marcel Nicaud a apposé de simples maquillages à tempéra réversibles et visibles, pour différencier l’original des ajouts. En 1997, le dernier restaurateur, Robert Bouquin, a restauré à l’aquarelle la scène de la Crucifixion. Cette technique, moins agressive, a été mise en œuvre avec une conscience aiguë de la préservation et de la conservation de l’original. Cette approche historiographique met en valeur l’évolution des idées en matière de restauration au cours des deux derniers siècles. In the 19th century, the restoration of regional churches bloomed over France. However, “restoration” did not always include “conservation”, as it does today. Objects were often damaged by alterations, bringing changes in their artistic style. This may be the cause for cultural misunderstandings related to the meaning of the original work. This paper considers the 15th century wall paintings in the lower chapel of the Collegiate Church of Saint-Bonnet-le-Château (Loire, France) and the attempts to restore them in the 19th and 20th centuries. À historical perspective shows how the conservation and restoration techniques increasingly tend to make visible the difference between original and restored parts.The first restoration was carried out in 1877-1878 by Lucien Bégule. Collected texts and photographs show how he carefully treated the original paintings, limiting the restoration to missing elements. The second restoration in 1924-1925 was by Louis-Joseph Yperman. His restoration was quite modest, too. However, they both applied the painting’s restorations directly on the original layer. Such intervention is forbidden today, but some traces remain in these paintings.By the mid-20th century, new ethical concepts of restoration emerged. The principle of reversibility and the visibility of changes became paramount issues in preserving the original state of the works. This minimal intervention approach was carried through modern intervention techniques. During the third restoration (1959), Marcel Nicaud used a reversible tempéra technique, replacing only missing elements without damaging the original work. The last restoration by Robert Bouquin in 1997 repaired the Crucifixion scene in watercolour, minimizing damage as compared to other techniques, and with much greater awareness of conservation. History of Saint-Bonnet restorations shows how the concept of restoration has changed over centuries. </description>
      <pubDate>lun., 08 nov. 2021 09:48:09 +0100</pubDate>
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