corps https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=101 Entrées d’index fr 0 Femmes invalides. L’art au service des corps féminins « non-normés » https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1000 Dans cet article, Augusta Weydert Hernandez se focalise sur le regard stigmatisant porté sur les femmes malades et en situation de handicap, en étudiant les œuvres de deux artistes contemporaines. Les corps de ces femmes sont soumis à des présupposés qui sont liés à leur santé, à leur capacité et à leur intégration à la vie sociale. Augusta Weydert Hernandez s’attache au travail des artistes Lou Chavepayre et Jo Spence, qui confrontées à cette exclusion, cherchent à visibiliser leurs corps de diverses manières afin d’affirmer leur identité et de revendiquer leur place dans l’espace public. Lou Chavepayre vit avec une paralysie cérébrale qui limite ses gestes physiques. Dans Absence de cul (2022), l’artiste expose son postérieur sous la forme d’une sculpture en bronze chauffée à la température de son corps qu’elle invite les spectateur·rices à toucher. Jo Spence, dans son œuvre photographique Narratives of Dis-ease, Exiled (1989) traite pour sa part du cancer dont elle est atteinte. Face à la caméra, l’artiste dévoile, par son corps mis à nu, l’ablation de son sein ainsi que l’inscription « Monster ». In this article, Augusta Weydert Hernandez focuses on the stigmatizing way in which women with illnesses or disabilities are viewed, by studying works by contemporary artists. The bodies of these women are subjected to assumptions that are linked to their health, their ability and their integration into social life. Augusta Weydert Hernandez focuses on the work of artists Lou Chavepayre and Jo Spence, who, faced with this exclusion, seek to make their bodies visible in various ways, in order to assert their identity and claim their place in public space. Lou Chavepayre lives with cerebral palsy, which limits her physical movements. In Absence de cul (2022), the artist exhibits her posterior in the form of a bronze sculpture heated to the temperature of her body, which she invites viewers to touch. Jo Spence's photographic work Narratives of Dis-ease, Exiled (1989) deals with her own cancer. In front of the camera, the artist reveals, through her naked body, the removal of her breast and the inscription “Monster”. jeu., 22 mai 2025 14:40:21 +0200 mer., 04 juin 2025 10:45:21 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=1000 Femmes païennes. Redéfinir la spiritualité grâce à une divinité féminine https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=934 Cet article explore la spiritualité dans l’art comme une forme d’empowerment pour les femmes marginalisées dans les cultes religieux occidentaux. Ce phénomène de marginalisation a été réinvesti lors de la seconde vague féministe des années 1960, et a donné lieu à l’émergence d’une nouvelle figure spirituelle féminine : la Déesse. Cette figure génère un mouvement à la fois spirituel et contre-symbolique, qui offre aux femmes croyantes et non croyantes un espace libéré des dynamiques religieuses patriarcales. Plus en accord avec leurs principes, ce courant permet aux femmes une liberté de leur corps et de leur sexualité, ainsi qu’une inclusivité qui n’était alors pas possible avec les religions monothéistes. Dans cet article, Marine Cortese étudie des artistes contemporaines des années 1970 à 1980 qui ont revalorisé les mythes, les rituels et le corps comme des espaces sacrés. Leur pratique entend construire une communauté spirituelle qui redéfinit la féminité et conteste les mécanismes oppressifs, liés à la prédominance masculine dans les religions monothéistes. En offrant aux femmes une alternative à la domination religieuse masculine, les artistes redéfinissent la spiritualité comme un espace d’expression artistique, de résistance et de transformation culturelle. This article explores spirituality in art as a form of empowerment for women marginalized within Western religious traditions. This phenomenon of marginalization was revisited during the second wave of feminism in the 1960s, leading to the emergence of a new female spiritual figure: the Goddess. This figure gave rise to a movement that is both spiritual and counter-symbolic, providing both religious and non-religious women with a space free from patriarchal religious dynamics. More aligned with their values, this movement grants women bodily and sexual autonomy, as well as a level of inclusivity that was previously unattainable within monotheistic religions. In this article, Marine Cortese examines contemporary female artists from the 1970s to the 1980s who revalorized myths, rituals, and the body as sacred spaces. Their artistic practices aim to build a spiritual community that redefines femininity and challenges the oppressive mechanisms associated with male dominance in monotheistic religions. By offering women an alternative to male religious authority, these artists redefine spirituality as a space for artistic expression, resistance, and cultural transformation. mar., 20 mai 2025 16:16:03 +0200 mer., 04 juin 2025 10:40:41 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=934 Le pouvoir du regard dans les performances artistiques : entre déconstruction et émancipation https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=813 Quel pouvoir peut avoir le contact visuel lorsqu’il est envisagé du point de vue du regard féminin ? Dans les années 1970, les performances réalisées par VALIE EXPORT et ORLAN étaient créées en réaction au male gaze, le regard dominant masculin. Le contact visuel établi avec les spectateur·rices pouvait alors être considéré comme provocateur, émancipateur ou libérateur. En comparant les démarches performantielles des années 1970 aux performances actuelles, il s’agira d’étudier l’évolution des modes d’interpellation et des stratégies de confrontation du regard utilisés par les femmes artistes pour déconstruire les normes ou les phénomènes de leurs époques bien ancrés dans la société. What power can eye contact have when viewed from the point of view of the female gaze? In the 1970s, the performances made by VALIE EXPORT and ORLAN were created as a reaction to the dominant “male gaze”. Eye contact with spectators could then be seen as provocative, emancipatory or liberating. By comparing the performative approaches of the 1970s with current performances, the aim is to study the evolution of the modes of interpellation and strategies of confrontation of the gaze used by women artists to deconstruct the norms or phenomena of their eras that are well anchored in society. ven., 31 mai 2024 11:03:33 +0200 mar., 24 sept. 2024 16:38:23 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=813 Quand la nudité entre en paysage : les enjeux esthétiques et politiques du corps à corps avec la Nature https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=783 En mettant en scène la nudité dans des milieux naturels, les artistes contemporains Spencer Tunick, Arno Rafael Minkinnen et Ruben Brulat articulent leur pratique artistique à des enjeux écologiques. Considérées comme un support de résistance, leurs images permettent de toucher, sensibiliser et interpeller l’opinion publique. Les trois artistes renouent un dialogue entre l’être humain et la Nature qui vient défier les visions anthropocentristes. Par les différents procédés esthétiques, ils créent un contact entre les corporalités humaines et environnementales. En incarnant la vulnérabilité des êtres humains face aux dérèglements climatiques, leurs œuvres interrogent les représentations de la rencontre entre ces deux formes de vie. By staging nudity in natural environments, contemporary artists Spencer Tunick, Arno Rafael Minkinnen and Ruben Brulat articulate their artistic practice with ecological issues. Considered as a medium of resistance, their images make it possible to touch, raise awareness and challenge public opinion. The three artists renew a dialogue between Man and Nature that challenges anthropocentric visions. Through the various aesthetic processes, they create contact between human and environmental corporealities. By embodying the vulnerability of human beings in the face of climate change, their works question representations of the encounter between these two forms of life. ven., 31 mai 2024 09:48:05 +0200 mar., 24 sept. 2024 16:33:19 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=783 Découper un autre contact avec les représentations des corps https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=750 mar., 30 avril 2024 11:33:07 +0200 mar., 24 sept. 2024 16:11:40 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=750 Les interfaces tactiles du Contact Improvisation https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=712 lun., 29 avril 2024 15:40:06 +0200 ven., 26 juil. 2024 09:14:53 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=712 Internet veut-il notre cerveau ? https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=396 L’œuvre World Brain créée en 2015 par les artistes français Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon est une enquête sur les utopies et les idéologies liées à l’émergence d’une intelligence collective et à l’hypothèse d’un cerveau mondial qui repose sur la connexion de notre humanité au réseau internet. Cette connexion permanente, quasi irrémédiable, constituerait une sorte de cerveau géant, une intelligence supérieure et collective donc, et dont chaque individu connecté serait l’un des neurones. Entre fiction, utopies et recherches scientifiques, le projet World Brain joue avec les codes du documentaire, et explore les frontières entre le réel et l’imaginaire pour nous interroger sur les technologies, notre humanité connectée et son avenir. ven., 20 mai 2022 14:58:54 +0200 jeu., 09 nov. 2023 09:27:31 +0100 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=396 Corps et sexe féminin : réappropriation et transmission des savoirs dans l’œuvre de Sophia Wallace https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=137 Le corps féminin a longtemps été méconnu, réprimé et victime d’un manque de représentation : alors que le corps masculin était érigé en tant que norme, le corps féminin, et plus particulièrement son sexe était invisibilisé et présenté comme imparfait, incomplet. Cette « excision » scientifique et culturelle a imposé un contrôle de la sexualité féminine et des connaissances. Briser les doctrines et déconstruire les normes : pour un art féministe auxquelles les femmes avaient accès sur leur propre corps. Quelles sont les stratégies développées par les artistes pour pallier ce manque, cette absence dans les représentations artistiques et culturelles ? Comment réagissent-elles pour s’opposer, transgresser et dénoncer ? Comment ces nouveaux savoirs sont-ils transmis ? C’est en partant de ces questions que cet article étudiera la pratique et le propos de l’artiste Sophia Wallace et sa volonté de produire une « alphabétisation du clitoris ». jeu., 19 mai 2022 09:29:49 +0200 mar., 26 sept. 2023 09:40:11 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=137 Désapproprier, s’approprier l’« Autre ». Une krumpographie de la réappropriation du « Soi » https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=107 Né dans les « ghettos noirs » de Los Angeles, le Krump est une danse urbaine qui émerge en réponse aux émeutes raciales de 1992, faisant elles-mêmes suite au matraquage de l’africain-américain Rodney King, et à l’acquittement de ses agresseurs, quatre policiers assurément coupables. Convoquant dans sa gestualité tout un imaginaire de la rage émotionnelle et de la violence physique, cette danse accorde aux krumper·euse·s la possibilité de déverser la colère qui les hante, pour s’en libérer. Les corps sont blessés, enregistrent les chocs et portent en eux la mémoire d’une violence historique. La gestuelle est brutale, l’énergie est viscérale, pour en finir avec la violence raciale quotidienne. Un plaidoyer pour la paix, un appel à la fraternité. jeu., 19 mai 2022 09:27:10 +0200 mar., 18 avril 2023 15:25:03 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=107 Le corps anatomique dans l’œuvre de Kiki Smith : l’image médicale dévoilée https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=100 Des planches d’écorchés aux techniques modernes d’imagerie médicale, la médecine n’a cessé de créer des images du corps. Malgré leurs motivations scientifiques, ces images cristallisent pourtant des rapports de pouvoirs souterrains. Au prisme de l’œuvre de l’artiste américaine Kiki Smith et en remontant la tradition du savoir anatomique, depuis la Renaissance jusqu’aux Vénus des médecins (xviiie siècle) en passant par l’imagerie médicale, cet article s’interroge sur la mise en regard du corps, celui des femmes en particulier, et analyse comment l’élaboration du savoir médical peut être source de contraintes. jeu., 19 mai 2022 09:26:56 +0200 mar., 18 avril 2023 15:22:45 +0200 https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=100