sea https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=215 Entrées d’index fr 0 Till Havs! Till Havs! https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=210 Pour comprendre l’engouement des Suédois pour les horizons marins, il est bon d’avoir à l’esprit que l’école a joué un rôle primordial dans la présence des mythèmes liés à la mer ; on peut même se demander s’il a existé un agent plus dévoué qu’elle pour encourager, de génération en génération, les vocations maritimes, mais aussi paradoxalement des « désirs du rivage » (Alain Corbin) qu’on rattache aussi à l’esprit scandinave. Publié en Suède en 1868, un manuel se démarque sur le commun des ouvrages d’apprentissage. Destiné aux écoles du petit peuple, il embrasse l’ensemble des savoirs indispensables, à l’exception des mathématiques. Rédigé dans une langue rigoureuse et séduisante émanant des meilleures écrivains du moment (Geijer, Runeberg), et accompagné d’illustrations avenantes, le document, initié par le « département ecclésiastique » (en réalité le « ministère de l’instruction »), a connu un authentique succès. Cet article analyse, dans les différentes éditions de ce livre, les procédés littéraires et iconographiques qui ont permis d’affirmer, non sans arrière-pensées idéologiques « scandinavistes », l’idée d’un peuple dont le destin a aussi partie liée à la mer. Il retrouve, tout au long du manuel scolaire, les diffférents imaginaires que les étendues d’eau engendrent. De la facade Est du pays, où se distingue l’archipel de Stockholm, qui met en évidence une unique « métaphysique du bord de mer » (Pierre Cassou-Noguès), à la côte occidentale, qui présente les lieux comme Göteborg, ou le Bohuslän, une variété de paysages offrent une mosaïque d’histoires. La dernière partie du développement s’attarde sur la présence du motif maritime dans les poèmes présentés aux éléves, où s’incarne la dialectique du désir d’ailleurs et de l’amour de la mère patrie. To understand the Swedes’ enthusiasm for marine horizons, it is good to keep in mind that school played a primordial role in the presence of myths linked to the sea; we can even wonder if there was a more dedicated agent than her to encourage, from generation to generation, maritime vocations, but also paradoxically “desires for the shore” (Alain Corbin) which we also link to the Scandinavian spirit. Published in Sweden in 1868, a manual stands out from the common learning works. Intended for schools for the common people, it covers all essential knowledge, with the exception of mathematics. Written in a rigorous and attractive language emanating from the best writers of the moment (Geijer, Runeberg), and accompanied by attractive illustrations, the document, initiated by the “ecclesiastical department” (in reality the “ministry of education”), enjoyed genuine success. This article analyzes, in the different editions of this book, the literary and iconographic processes which made it possible to assert, not without « Scandinavian » ideological ulterior motives, the idea of people whose destiny is also linked to the sea. He finds, throughout the school textbook, the different imaginations that water surfaces generate. From the eastern facade of the country, where the Stockholm archipelago stands out, which highlights a unique “metaphysics of the seaside” (Pierre Cassou-Noguès), to the western coast, which presents places like Gothenburg, or the Bohuslän, a variety of landscapes offer a mosaic of stories. The last part of the development focuses on the presence of the maritime motif in the poems presented to the students, where the dialectic between the desire for elsewhere and the love of the motherland is embodied. lun., 22 sept. 2025 10:58:48 +0200 mer., 03 déc. 2025 15:39:36 +0100 https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=210