Old Norse literature https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=105 Entrées d’index fr 0 Once More, with Feelings https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=115 While there is limited research on magic and emotions in Old Norse narratives, a few scholars studying Western medieval sources have suggested significant insights, emphasizing the importance of emotions as being at the origin of the use of magic. This acknowledgment led to an interest in investigating the relationship between conceptualizations of magic and emotions in Íslendingasǫgur. Given the presence of both emotional discourses and magical elements in Egils saga, this article aims to provide an overview of magical occurrences from Egils saga and examine their emotional reactions, to discover whether the ambivalent, mostly anti-social connotations of Old Norse magic may be revised. Furthermore, this analysis seeks to determine whether magic may be regarded as an alternate emotional discourse. Analyzing the saga from this perspective could allow us to access a better understanding of magic and emotion in Old Norse literary representations, and provide a fresh viewpoint on a material that has already received significant attention. Bien que les recherches sur la magie et les émotions dans les sources narratives norroises soient limitées, quelques chercheurs étudiant les sources médiévales occidentales ont proposé des interprétations pertinentes, soulignant l’importance des émotions comme étant à l’origine de l’utilisation de la magie. Ce constat a ainsi suscité un intérêt pour l’étude de la relation entre les conceptualisations de la magie et des émotions dans les Íslendingasǫgur. Au regard de la présence de discours émotionnels et d’épisodes magiques dans la Egils saga, cet article présente une typologie des différents épisodes magiques de la saga et se propose d’examiner les potentielles correspondances émotionnelles, afin de déterminer si les connotations ambivalentes (mais principalement antisociales) de la magie norroise peuvent être révisées. En outre, cet article cherche à déterminer si la magie peut être considérée comme un discours émotionnel alternatif. Analyser la saga sous cet angle pourrait nous permettre d’accéder à une meilleure compréhension de la magie et des émotions dans les représentations littéraires norroises, et d’apporter un regard neuf sur un texte qui a déjà fait l’objet d’une attention significative. ven., 19 sept. 2025 16:46:38 +0200 mer., 03 déc. 2025 15:27:25 +0100 https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=115 The Practitioners of Magic and the Old Norse Concept of Power https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=100 In the present study, Old Norse magic is analysed as a cultural concept that may have participated in the late medieval Icelanders’ interpretation of their history, social reality, and identity. The focus is on episodes in which magic and magicians are explicitly connected to knowledge, where magic is most directly associated with the various possible relationships between public and secret tools of power in medieval Norse society. The present analyses show that these relationships, as depicted in episodes containing magic, are far from uniform. On the one hand, some episodes, typically those involving male sorcerers, present an unambiguous contrast between official power as a force of order and unofficial power as a force of chaos—the legitimate social leaders are portrayed as protectors of social harmony, and their magic-wielding opponents as disruptors. On the other hand, some episodes featuring female sorceresses challenge this clearly outlined dichotomy and show that the principles of power can be more complex. The sorceresses can defend order by protecting the community from disruptive figures, such as outlaws, but at the same time their witchcraft always remains socially marginal. The co-existence of these different conceptualizations in the sagas implies that secret power can both subvert and support official power, and that both types of power can be indispensable—because public authority is not always sufficient on its own as a means of protecting society from threats that transgress its rules. Dans cette étude, la magie dans le contexte médiéval scandinave est analysée comme un concept culturel qui pourrait avoir influencé l’interprétation que les Islandais de la fin du Moyen Âge avaient de leur histoire, de leur réalité sociale et de leur identité. L’accent est mis sur les épisodes où la magie et les magiciens sont explicitement liés à la connaissance, et où la magie est directement associée aux diverses relations possibles entre les outils de pouvoir publics et secrets dans la société nordique médiévale. Les analyses montrent que ces relations, telles qu’elles sont décrites dans les épisodes contenant de la magie, sont loin d’être uniformes. D’une part, certains épisodes, généralement ceux impliquant des sorciers masculins, présentent un contraste clair entre le pouvoir officiel, vu comme une force d’ordre, et le pouvoir officieux, perçu comme une force de chaos. Les dirigeants sociaux légitimes sont alors dépeints comme des protecteurs de l’harmonie sociale, tandis que leurs adversaires utilisant la magie sont présentés comme des perturbateurs. D’autre part, certains épisodes mettant en scène des sorcières remettent en question cette dichotomie simplifiée et montrent que les principes du pouvoir peuvent être plus complexes. Les sorcières peuvent défendre l’ordre en protégeant la communauté contre des personnages perturbateurs, comme les hors-la-loi, tout en restant marginales socialement à cause de leur sorcellerie. La coexistence de ces différentes conceptualisations dans les sagas implique que le pouvoir secret peut à la fois subvertir et soutenir le pouvoir officiel, et que les deux types de pouvoir peuvent être indispensables. En effet, l’autorité publique ne suffit pas toujours à elle seule pour protéger la société des menaces qui transgressent ses règles. ven., 19 sept. 2025 16:44:42 +0200 mer., 03 déc. 2025 15:20:46 +0100 https://www.ouvroir.fr/deshima/index.php?id=100