séparatisme https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=329 Entrées d’index fr 0 Du modernisme au souverainisme. Récapitulatif et perspectives à partir de quatre ouvrages récents sur le nationalisme https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=1171 L’article a pour objectif de conduire une évaluation de l’héritage du débat entre des théories « modernistes » et « non-modernistes » du nationalisme, mené en particulier dans les années 1980 et 1990 et centré sur la question « when is a nation ? », c’est-à-dire : à partir de quand peut-on parler de nation ? La reprise des sentiments nationaux dans les années 2000 et 2010 a partiellement changé les termes du débat, comme le montrent quatre ouvrages récents de S. Malesevic, Y. Hazony et Th. Nail, dont deux de ce dernier. Par ailleurs, une deuxième question — entre autres — est désormais à prendre en considération : « for how long still ? », pour combien de temps encore l’ordre mondial sera-t-il national ? Les réflexions finales dégagent quelques tendances émergeant des ouvrages analysés. Si le cadre moderniste reste une référence incontournable, les termes du débat montrent également l’avènement de nouveaux clivages théoriques et conceptuels et de nouvelles questions susceptibles d’avoir un impact considérable pour l’avenir des études sur le nationalisme. This article aims at an evaluation of the current state of the debate opposing modernist and non-modernist theories on nationalism, as developed mainly in the 1980’s and 1990’s and focused on the question ‘when is a nation?’. The resurgence of national sentiments in the 2000’s and 2010’s has partially changed the terms of this debate, as it appears from recent works by S. Malesevic and Y. Hazony and two books by Th. Nail. A second question—among many others—deserves now to be considered: ‘for how long will the world order still have a grounding in national states? The conclusive remarks at the end of the article contain an exploration of some trends emerging from the analysed works. Even though the modernist frame remains dominant, the current debate also shows the appearance of both new theoretical and conceptual fault-lines and unprecedented analytical questions, which might have a considerable impact on the future of nationalism studies. Dit artikel bevat een evaluatie van de impact van het debat tussen modernistische en niet-modernistische theorieën van het nationalisme, zoals het vooral in de jaren 1980 en 1990 gevoerd is rond de vraag ‘when is a nation?’, dat wil zeggen: ‘vanaf wanneer kan men spreken van een natie?’. De heropleving van nationale gevoelens in de jaren 2000 en 2010 heeft de termen van dit debat immers voor een deel doen evolueren, zoals aangetoond aan de hand van recente boeken van S. Malesevic en Y. Hazony en twee titels door Th. Nail. Zo blijkt – onder meer - een tweede, aanvullende vraag aangekaart te moeten worden: ‘for how long still?’, hoe lang nog zullen natiestaten het fundament blijven van onze wereldorde? In de eindopmerkingen worden enkele tendensen uiteengezet, zoals die gedestilleerd kunnen worden uit de geanalyseerde publicaties. Ook al blijft modernisme onmiskenbaar het heersende denkkader, dient ook het ontstaan opgemerkt te worden van zowel nieuwe theoretische en conceptuele breuklijnen als analytische vragen, die van grote invloed kunnen zijn voor de toekomst van nationalismestudies. jeu., 28 avril 2022 11:57:18 +0200 lun., 06 nov. 2023 15:41:41 +0100 https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=1171 Vers une autre lecture de l’espace sud‑asiatique : décolonisation et revendication d’un espace national, le cas de l’Inde colonisée https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=324 L’opinion indienne, à l’époque coloniale, rejette les conceptions souvent très centralisatrices du Congrès national indien ou de l’administration britannique. Ainsi, les musulmans voudraient jouir d’une certaine autonomie confessionnelle ou territoriale. Les Indiens, dans leur ensemble, restent toutefois attachés à l’unité territoriale de l’Inde. Ils refusent le projet de Pakistan strictement confessionnel et désirent fonder une nation unissant hindous et musulmans. C’est donc totalement à contrecœur qu’ils se résignent à l’idée d’une partition radicale, quelques semaines avant l’indépendance. Ce rapide tour d’horizon va, comme d’autres études récentes sur la Partition, à l’encontre de l’historiographie universitaire classique. La création du Pakistan, territoire indien revendiqué comme foyer national indo‑musulman, n’a été que peu étudiée. Nous espérons qu’à travers le modeste examen de cette question, d’autres seront tentés d’en savoir plus sur la façon dont se sont créés les « États‑Nations » dans une région cruciale du monde. Indian colonial opinion is somewhat opposed to strict centralist ideologies defended by the Indian National Congress or the British administration. Some elements in the Indian Muslim community, for instance, would like to be granted either religious or territorial autonomy. Some elements among high caste Hindus would also like to be granted religious or territorial separation from the Muslims. However, Indians, in general, remain faithful towards the idea of territorial unity. They reject the Pakistan idea of a strict separation between Hindus and Muslims. Therefore, the 1947 Partition comes as a shock and remains a traumatic experience for most Indians at the time. We hope our modest study will sustain the more recent trend concerning research about Partition. The results we bring forward certainly go against official and nationalist historiography, but the idea of the creation of Pakistan as a homeland for Indian Muslims has not been sufficiently studied. We hope that others will be willing to explore further paths on how ‘Nation‑States’ were created in such an important but neglected part of our world. mer., 27 avril 2022 17:25:57 +0200 ven., 27 oct. 2023 15:28:10 +0200 https://www.ouvroir.fr/cpe/index.php?id=324